L'Edito

Vindicte

Par Mohamed BENABID| Edition N°:5266 Le 07/05/2018 | Partager
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Les diagnostics alarmistes sur la situation socio-économique se multiplient depuis quelque temps. Tout se passe comme si le pays était saisi par une vague de déclinisme qui place les marchés, l’entreprise et la quête du profit au banc des accusés.

Le comble du cynisme, c’est lorsque le credo de la campagne de boycott est partagé par certains membres du gouvernement qui y voient un «signe de vitalité». Sans pour autant s’expliquer sur ce qu’ils comptent faire, une fois qu’ils ont  «entendu».

Il ne s’agit pas d’appeler à la complaisance. Les Marocains ont le droit d’être en colère et les préoccupations autour du pouvoir d’achat sont légitimes. En revanche, le niveau de méfiance qui s’exprime vis-à-vis des entreprises, ou les accusations de s’enrichir contre leurs dirigeants, dévie dangereusement vers une vraie-fausse réalité. Le Maroc fait face il est vrai à de sérieux problèmes.

Les chiffres catastrophiques sur l’emploi (voir notre une d’aujourd’hui) en sont une parfaite illustration. Ils montrent bien que la crise passe par l’entreprise et la solution aussi. Ces statistiques auraient dû pousser le politique à décréter l’état d’urgence pour traiter les nombreuses sources d’inerties qui entravent les ambitions de production, d’investissement et d’industrialisation dans ce pays. C’est cela la vraie réalité.

Elles semblent aussi indiquer que ce gouvernement, passé les effets d’annonce, commence à être lourdement improductif. Non seulement, il est improductif, mais faute de réformes profondes, laisse le monde des affaires s’exposer de manière frontale et dangereuse à une vindicte amplifiée.

 

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