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    L'Edito

    Trivial

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5277 Le 22/05/2018 | Partager
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    Il faut résister à la tentation de sacraliser l’information. En particulier lorsqu’il en va de la santé de nos concitoyens. Chercher par exemple des données sur la qualité de l’air expose à une contorsion qui permet, dans la foulée, de découvrir des mœurs étranges. A savoir qu’une administration garde les mesures secrètes, tandis qu’une autre les facture...

    Ce hors-champ embarrassant en dit long sur l’état d’esprit qui continue de prévaloir en matière de droit d’accès du citoyen à l’information.

    Dans les nations développées, la communication autour des indicateurs officiels de qualité de l’air est entrée dans l’usage quotidien. Dire aux habitants à quoi ils s’exposent, préconiser des mesures pour les modes de circulation ne signifie pas pour autant qu’ils vont nécessairement suivre les conseils. Il faut bien se déplacer pour travailler, étudier, vivre, etc.

    En revanche, il est du devoir des pouvoirs publics de jouer franc jeu sur les risques encourus et qui ne sont pas moindres. Sept millions de personnes meurent prématurément chaque année de la pollution de l’air dans le monde (cf. L’Economiste du 3 mai 2018). Qui peut aujourd’hui affirmer sans ciller que les villes marocaines ne payent pas elles aussi un lourd tribut sur ce front?

    Plus personne ne conteste les dégâts, étayés par des études scientifiques et médicales, pour les poumons, le cœur, le cerveau des adultes et des enfants.

    Ces élus et ces politiques si prompts à surfer pour certains d’entre eux sur les vagues des boycotts, au motif de protéger le pouvoir d’achat, sont étrangement absents lorsqu’il s’agit de défendre le premier droit de ces mêmes citoyens, leur santé.

    Devoir rappeler aujourd’hui un fait aussi trivial que les menaces de la pollution de l’air nous porte à une profonde inquiétude.

     

     

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