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    Par L'Economiste| Edition N°:3331 Le 02/08/2010 | Partager

    COMME chaque été, les MRE rentrent par centaines de milliers pour des vacances au pays. Ici, ils font l’objet de toutes les attentions. Université d’été, salons de l’immobilier, la Fondation Mohammed V pour la solidarité mobilise toute son énergie pour leur simplifier la vie. L’accueil, les tracasseries administratives…Tout est fait pour qu’ils joignent l’utile à l’agréable. Normal, ils rapportent beaucoup d’argent au Maroc. L’année dernière, les MRE ont transféré plus de 50 milliards de DH, de quoi soulager les réserves de changes. Quel autre pays peut s’enorgueillir d’avoir autant de ressources en devises. Et autant de ressortissants qui rentrent massivement en l’espace de deux mois par an. Et le même manège tourne depuis des décennies. Ce phénomène témoigne de l’attachement des MRE à leur pays, une sorte de patriotisme qui ne dit pas son nom. Visiblement, ils veulent s’impliquer davantage, en participant aux élections législatives. En 2007, le gouvernement n’avait pas assez de temps pour mettre en place la logistique nécessaire à cette opération. Les partis politiques, non plus, n’étaient pas prêts. Rien dans leurs programmes ne fait référence à ces Marocains de l’étranger. A l’exception des clichés, les formations classiques ne prennent pas d’initiatives en direction de cette communauté. Il faudrait qu’ils changent de stratégie s’ils veulent, demain, aux élections, l’accrocher. Car beaucoup de monde semble favorable à l’implication de nos ressortissants dans la vie politique. Le Premier ministre en a parlé au Parlement. Dans cette histoire, c’est le Maroc qui en tirera profit. Car, beaucoup de Marocains sont très actifs politiquement dans les pays d’accueil. Ils sont au Parlement européen, dans des gouvernements. D’autres sont présents dans de grandes municipalités. Ils ont l’expérience de la gestion des affaires publiques. Leur savoir-faire peut être un trésor pour notre classe politique.Mohamed CHAOUI

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