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    L'Edito

    Syndicalisme

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5263 Le 02/05/2018 | Partager
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    Même divisés et pas très populaires, les syndicats d’ici échappent à la malédiction des sorties de match au Maroc ou des manifestations politiques en Europe, qui se terminent par de vastes opérations de casse et pillage, par des «commandos» organisés de hooligans. Les syndicats ont la culture qu’il faut pour tenir leurs troupes et les protéger en même temps.

    Quel est le sens du «1er mai des travailleurs»? C’est un hommage à des évènements dont on ne sait plus trop bien ce qu’ils ont été. Parmi une trentaine d’histoires commémorées pour le 1er mai, qu’il soit permis d’en choisir un, en rapport avec l’actualité nationale: le «boycott Pullman» de Chicago, en mai 1894,  boycott qui avait bloqué la circulation, après que la compagnie ait baissé les salaires de quelque 3.000 employés. L’affaire tourna au désavantage du syndicat, pas assez bien organisé.

    Au Maroc, toutes proportions gardées, le syndicalisme est plus puissant. Outre la communication qu’il pratique nettement mieux que les gouvernements, il a la main sur deux verrous institutionnels, à la Chambre des Conseillers et au CESE. Deux lieux stratégiques qui permettent d’éviter les rapports de forces dans l’économie. Deux lieux, aussi, où l’on peut se dispenser de rendre compte, tout en disposant d’un réel pouvoir d’influence, voire de veto. Un paradis pour politiciens.

    Ce contexte ne pose pas de gros problèmes quand le gouvernement sait exercer un vrai leadership,  quand il sait donner les impulsions de travail ou de réforme. Ce fut le cas sous les mandats El Youssoufi ou de Jettou,  qui s’étaient tous deux adjoints des équipes capables de traduire cette énergie en réalisations concrètes.

    En revanche, le système accroît les pesanteurs du fonctionnement de l’Etat et de la société, s’il n’y a pas un leader volontariste à la tête du gouvernement. Les pesanteurs, les éparpillements et les contradictions, dans lesquels le pays est aujourd’hui condamné à vivre.

     

     

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