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    L'Edito

    #sois responsable

    Par Radia LAHLOU| Edition N°:5322 Le 25/07/2018 | Partager
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    Pourquoi a-t-on autant de mal avec la propreté et l’hygiène? Comment peut-on encore aujourd’hui se comporter avec un tel incivisme? On continue à jeter ses déchets, à polluer en toute impunité, avec pire que le dédain, de l’inconscience. Le Maroc dispose d’un littoral d’exception, mais nous ne disposons guère du gène de la propreté nécessaire pour le garder intact. Sur toutes les plages qui ont reçu le Pavillon bleu, deux régions balnéaires d’envergure ont raté le coche. Tanger, région qui reçoit des centaines de milliers de vacanciers, et Casablanca, avec son incommensurable densité humaine, toutes deux affichant des degrés de saleté dépassant l’entendement.

    Nous l’avons bien compris, les notions élémentaires d’hygiène et de salubrité font défaut à la majorité des estivants. Il n’y a qu’à voir l’état des plages (surtout à Casablanca) lorsqu’ils les désertent ou la couleur de l’écume lorsque les vagues échouent sur un sable tout noir, jonché d’ordures de toutes sortes... A qui la faute? Tout le monde est à blâmer...

    A Casablanca, comme dans tout le Maroc, les autorités ont mené une guerre sans pitié contre les loueurs de chaises et de parasols, afin de libérer l’espace pour les estivants. Mais elles n’ont rien fait pour que cette même population respecte son écosystème, et garde ce bien, qui appartient à tous, intact. Même pas le smig de l’hygiène, à savoir des douches ou des toilettes pour «soulager» aussi la plage de la pollution.

    Ailleurs, la société civile en partenariat avec des entreprises et des fondations a pris le relais en mettant en place des initiatives pour des plages plus propres, et des jeunes plus respectueux de l’environnement. A Aïn Dalia par exemple, près de TangerMed, ce sont 3 km de plage, 9 blocs sanitaires, 260 poubelles, 150 parasols gratuits, 20 panneaux de sensibilisation... et même un DJ pour faire la fête. Oui, parce que les vacances sont supposées être une fête pour tous. Alors au lieu de lancer des campagnes oiseuses du style #sois un homme, pensez à les remplacer par #sois responsable.

     

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