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    L'Edito

    Soft power

    Par Radia LAHLOU| Edition N°:5321 Le 24/07/2018 | Partager
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    Se faire prendre en train de jouer à Angry Birds pendant le travail n’est pas forcément synonyme de paresse, mais au contraire «d’intelligence instinctive». C’est le temps dont a besoin le cerveau pour se reposer et reprendre le problème auquel il est confronté, sous un autre angle. Considérer les périodes de pauses comme une perte de temps est, tout autant, une lourde erreur. Le cerveau, qui se débranche toutes les 10 à 20 minutes, a besoin de sucre pour recharger ses batteries et pouvoir se concentrer à nouveau. Et vous aurez beau croire que vous maîtrisez vos réactions, eh bien sachez que votre cerveau, victime de biais cognitifs, vous joue continuellement des tours et vous fait souvent prendre les mauvaises décisions.
    Et c’est juste là quelques révélations du pouvoir des neurosciences sur le cerveau humain...
    Appliquées à l’entreprise, ces disciplines laissent présager d’infinies possibilités de gestion des ressources humaines, sans heurter, sans froisser. Et en obtenant les objectifs souhaités dans des conditions optimales. Les Américains appellent ça le nudge management, un outil «infaillible» pour orienter les équipes, en utilisant la force des biais cognitifs pour y parvenir. En d’autres termes, il s’agit de leurrer l’esprit pour lui faire faire ce qu’on veut. Comme la mairie de Londres qui a réussi à faire en sorte que les gens ne jettent plus leurs mégots par terre, mais dans des «urnes» qui invitent à voter pour deux joueurs de foot célèbres. Ça s’appelle le soft power. Utiliser son cerveau pour gérer les autres cerveaux.
    Au Maroc, le tissu industriel, dominé par des PME essentiellement à caractère familial, continue, dans d’innombrables cas, à soumettre ses équipes à des charges pénibles, à gronder, sévir, voire humilier pour obtenir un rendement. Un stress permanent qui tue toute velléité mais surtout détruit le capital neurones. A coup sûr, l’originalité de ces méthodes fera grincer des dents plus d’un patron. Pourtant, ce sont eux qui, plongés dans un environnement de plus en plus complexe, sont le plus exposés au stress. Et donc aux erreurs.

     

     

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