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    L'Edito

    Santé

    Par L'Economiste| Edition N°:3430 Le 23/12/2010 | Partager

    La Santé continue de resservir les mêmes plats. L’avènement de l’assurance maladie obligatoire et la perspective d’un éventuel impact sur la réorganisation du secteur avaient laissé entrevoir une lueur d’espoir. L’enthousiasme est vite retombé.Ce qui frappe avant tout c’est que la vision économique continue de faire cruellement défaut à cet univers. Dans une tentative de réinvention, l’Anam aurait pu jouer un rôle mais a lamentablement échoué, ratant l’occasion de marketer ce chantier en autre chose qu’une vulgaire bagarre sur les tarifs médicaux. L’importance d’une autorité de régulation forte, capable en toute indépendance, et sans tourner autour du pot, de fixer des règles du jeu claires sur toute la chaîne, est indiscutable. En plus d’un effort de prospective sur les 20 ou 30 prochaines années, sur le modèle d’économie de la santé vers lequel l’on souhaite converger. En tout état de cause, la concurrence, dans son sens le plus large, ne peut être que bénéfique, pour cette industrie. Mais il faut au passage assainir, garantir de la transparence, lutter contre toutes les dérogations, les entre parenthèses, car il y en a, qui peuvent faire le lit du clientélisme tant du côté des producteurs de soins que des organismes de remboursement. Le statut toujours en suspens des polycliniques CNSS financées par les salariés, la Cnops qui conventionne ici et déconventionne là, dans l’opacité la plus totale, les conflits d’intérêts doublés des pressions d’une kyrielle d’entités de santé, de centres mutualistes (c’est-à-dire affiliés à des organismes de remboursement), les collusions des médecins-conseils avec certains assureurs privés, le fiasco des cliniques gérées par des médecins...Une telle accumulation d’exceptions, d’aberrations témoigne du poids de nombreux lobbys intervenant sur la question. La Santé n’est bien sûr pas le seul secteur où les luttes d’influence sont féroces. Mais ici, le prix à payer pour les citoyens est redoutable. Mohamed Benabid

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