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    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5427 Le 08/01/2019 | Partager
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    L'IS donne un peu de répit aux comptes publics et confirme encore une fois son statut de poule aux œufs d’or pour le budget. Les derniers chiffres rassurent relativement sur un cycle économique plutôt contrarié dans ses prévisions pour 2019.

    On peut se féliciter de constater que le gouvernement, sans doute conforté par ces perspectives d’opulence, s’engage à poursuivre son désendettement auprès des entreprises. Politiquement parlant, la prestation n’a cependant rien d’exceptionnel.

    Les grands comptes continuent d’assurer pour les recettes fiscales et il aurait été tragique d’être cigale alors que le scénario d’une reprise n’est pas tout à fait étayé, la dernière alerte du HCP (cf. notre édition du 3 janvier 2019) sur la croissance au premier trimestre n’ayant pas dissipé les frayeurs.

    D’autres obligations du gouvernement s’imposent en revanche. D’abord, à n’en point douter, les contribuables se mobiliseront un peu plus s’ils ont la certitude que les efforts sont équitablement répartis. La première chose à attendre d’un système fiscal est qu’il s’applique à tout le monde. C’est la raison pour laquelle le travail d’élargissement de l’assiette doit demeurer un axe prioritaire.

    Or à en juger d’après la structure déséquilibrée des contributeurs à l’IS, force est de constater que le territoire à récupérer est immense. L’évaluation des dispositifs dérogatoires ou niches fiscales, dont l’encours continue de faire du surplace, ne doit pas se tenir à l’écart. Elle interpelle régulièrement sur l’impact de ces exonérations, lequel est à démontrer dans plusieurs situations.

    Enfin, pour mieux négocier les comportements économiques, il reste à discipliner les autres ressorts de la politique fiscale, les accompagner par des efforts d’optimisation des dépenses publiques. Comme pour le paiement de l’impôt, ces objectifs ne sont pas insurmontables... en principe.

     

     

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