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    L'Edito

    "DVD"

    Par L'Economiste| Edition N°:2166 Le 07/12/2005 | Partager

    Plusieurs mois après sa clôture, le départ volontaire dans la fonction publique continue à faire des vagues. Les uns le critiquent, les autres, particulièrement les centrales syndicales, en redemandent. C’est dire qu’il ne laisse personne indifférent. L’opération a même marqué l’opinion publique, au point d’inspirer des humoristes qui l’ont baptisée sous le sigle devenu célèbre, de «DVD» (Départ Volontaire Daba). Aujourd’hui, il s’agit de dresser le bilan. Sur le plan financier, les 10,48 milliards de DH dépensés seront récupérés avant la fin 2007. Et pour la seule année prochaine, Fathallah Oualalou économisera plus de 5 milliards de DH sur les salaires des fonctionnaires. Sur ce plan, tout va pour le mieux.Certes, Boussaïd a excité le mammouth. Mais pour le rendre plus souple et plus efficace, d’autres actions sont vitales. Sans quoi, les départs volontaires n’auront finalement servi à rien. La première concerne le redéploiement du personnel, particulièrement entre les ministères. Et la gymnastique serait celle d’empêcher tout le monde de vouloir partir vers les Finances pour les primes substantielles servies. Autre action tout aussi vitale, le remplacement des partants par des compétences égales ou supérieures. C’est pour cela qu’il ne faudra pas au moment des recrutements se tromper de casting.Dans tous les cas, cette opération a eu du bon: elle a permis de révéler quelques aberrations, telles des fonctionnaires purgeant des peines de prison qui continuaient à recevoir leurs salaires. Ou encore, les familles qui perçoivent la paie d’un employé décédé. Cela démontre parfaitement l’ampleur de la déconnexion entre la gestion des ressources humaines et l’instance qui paie les fonctionnaires (l’ex-DOTI). Remédier à ces défaillances est déjà en soi une opération d’assainissement.Mohamed CHAOUI

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