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    L'Edito

    Quatre résistances

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5443 Le 31/01/2019 | Partager
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    Les propos du ministre de l’Economie et des Finances (voir ci-contre) montrent des changements de styles, et de points d’appui, ces éléments dont Mohamed Benchaâboun se sert pour analyser les problèmes ou pour évaluer les réussites. Ce n’est pas une révolution, c’est un glissement.

    Il s’agit par exemple d’associations de concepts comme  «modernisation compétitive», «cohérence politique», «défi concurrentiel et atout immatériel»…

    De nombreux responsables se servent du mot «cohérence» mais ils n’osent pas désigner clairement les branches qui brisent l’unité. Benchaâboun les nomme. Ceci entraîne une autre réflexion: on n’aime guère au Maroc les ministres qui font changer leur secteur, surtout ceux des Finances.

    On réclame à cor et à cri le changement, mais chacun aura une raison pour s’y opposer. On a eu trois exceptions: Jouahri pour le redressement, Berrada convertissant le Maroc au libéralisme et Oualalou pour la gestion budgétaire. Chacun a vaincu les résistances.

    Les responsables d’Etat ont donc maille à partir avec quatre résistances de diverses espèces. La première est normale: des gens protestent redoutant des pertes d’avantages.

    La deuxième vient des élus. Sans assistant ni parti techniquement compétents auprès d’eux, ils jugent et amendent en fonction du passé. Certains marchandent (au sens propre) leur soutien. Moins connue est la troisième résistance: la masse des fonctionnaires.

    Combien de ministres ont entendu: «on ne l’a jamais fait» ou bien «on ne fait pas comme ça».  Aux Finances ce sont de merveilleux techniciens dont le dévouement et les compétences ont permis au Maroc de traverser de terribles moments. Mais ce sont des conservateurs, capables d’user l’énergie de leur patron.

    Et puis il y a les plates-bandes ministérielles que chacun défend bec et ongles, insoucieux de briser les politiques globales.

    El Othmani dit qu’il ne veut plus ces Bled Siba: souhaitons-lui bonne chance!

     

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