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    L'Edito

    Poisson rouge

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5414 Le 18/12/2018 | Partager
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    C'est vrai: quand ils protestent en groupes et publiquement, les Marocains sont loin d’être aussi radicaux et violents que nos voisins de France ou d’Allemagne.

    Il n’empêche qu’une culture de la violence symbolique s’est installée. Il faut des punitions pour tout et tout le monde (sauf moi et mes amis, évidemment!!), sans respect ni de la loi, ni des procédures.

    Quand on réclame par exemple de mettre aux fers, comme le faisait le terrible Moulay Ismaïl, il est évident que cela ne va rien arranger dans la gestion publique.
    L’inverse est encore plus vrai.

    Pourquoi mettre plus de six ans pour rendre publics les incompétences et gaspillages d’un programme scolaire, qualifié «d’urgent»? Quel est le prix des connivences, du laisser-aller ou de l’incompétence? 25 milliards de DH ou 40?

    Plus encore sans doute, si l’on compte que durant les 15 ans de ce programme, il y avait 250.000 fonctionnaires, payés tous les jours, il y a toujours eu des parlementaires avec leurs commissions, le tout payé aussi tous les jours.

    On a constitué des ribambelles d’organes spécialisés et des observatoires, correctement indemnisés aussi. On a introduit des mesures  électives pour rendre les gens plus libres de leur parole. On a largement protégé des syndicats de la gauche puis les islamistes.

    On a colloqué, invité des sommités et produit des tonnes de rapports, dont certains sous la protection de deux Rois. Hélas, l’enseignement a le «complexe du poisson rouge»: rien n’existe hors de son bocal.

    L’incapacité des gouvernements à fabriquer de la croissance depuis dix ans, renforce cet ostracisme. Lequel devient la forme la plus cynique du mépris social pour les enfants, leurs parents et les citoyens. Et ne parlons pas de l’avenir du Maroc!

    En fait, les décisions sont colonisées par les connivences et les clientèles politiques.

    Il faut sortir de ce cercle. Le seul moyen d’y arriver, c’est de favoriser la circulation de l’information.

     

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