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    L'Edito

    Plafonnement

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5415 Le 19/12/2018 | Partager
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    En retour à l’encadrement des prix des carburants? Le scénario d’un plafonnement fait son chemin au motif que les sociétés pétrolières se sucreraient sur le dos du consommateur. Le gouvernement se défend de revenir sur les acquis de l’indexation, mais le doute s’installe tout de même.

    Il y a d’abord ce ton, trop dirigiste dans le discours officiel, un peu en décalage avec l’orientation qui a été donnée au cours de ces dernières années pour un secteur qui se consolide à peine sur les rails de la libéralisation. Il y a ensuite la nature du sujet, les prix du carburant, du pain bénit pour amplifier les menaces réelles ou fictives. Il y a enfin les attraits du rendement politique, toute mesure gouvernementale contre les entreprises de la filière pouvant flatter potentiellement les ego de l’opinion publique et des électeurs.

    D’autres enjeux non moins importants ne devraient pourtant pas être négligés. Daoudi, le sait bien, lui qui est l’un des rares pjdistes à avoir une sensibilité économique et qui se félicite des bienfaits de la décompensation pour les finances publiques (voir en pages 12 & 13). La régulation ne doit arriver qu’en dernier ressort quand toutes les autres voies auront été explorées.

    L’idée même de plafonner, contrôler contribue à vicier le débat et ses acquis. Le fiasco de la Samir montre bien les «vertus» de protections que l’on pourrait dans le cas d’espèce analyser au propre comme au figuré. En l’état, rien n’interdit d’autres hypothèses.

    Lorsque la baisse des prix de gros n’est pas mécaniquement répercutée, c’est peut-être aussi par manque d’ouverture, et donc de concurrence, en raison d’un problème de taille du marché, de déficit d’investissement dans le secteur ou de rentabilité des projets. Ou alors ce qui est censé être fait au niveau régalien pour y arriver est inopérant.

     

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