×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Perte de sens

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5284 Le 31/05/2018 | Partager
    nadia_salah.jpg

    Apparemment le PJD d’aujourd’hui revient en arrière sur ce qu’avait fait le PJD d’hier concernant les prix des carburants. La décision du ministre des Affaires générales et de la Gouvernance, Lahcen Daoudi, devrait être connue ce jeudi 31 mai 2018. Il doit choisir d’encadrer, ou pas, les marges. Il parle bien de marges, et de rien d’autre.

    Mais voilà que d’autres membres PJD du gouvernement parlent eux de plafonner les prix, ce qui n’est pas du tout la même chose. On a du mal à croire qu’ils ignorent la différence entre la rémunération du distributeur et le prix final à la pompe. Et pourtant si!

    Comme si cela ne suffisait pas au désordre que ce gouvernement arrive à créer autour de lui, voici qu’un troisième PJDiste, le président du groupe parlementaire du parti, demande, tenez-vous bien, que le gouvernement étudie rapidement la suppression des subventions sur le gaz. Il ne s’y prendrait pas autrement s’il voulait mettre le feu au pays déjà très troublé par une politique sans queue ni tête.

    Pour tout le monde, il est évident que ce n’est pas le moment de reparler des subventions sur le gaz butane. Elles couvrent près des deux tiers du prix, c’est vrai et c’est un gaspillage colossal. Mais il va falloir le supporter aussi longtemps que ce gouvernement n’aura pas retrouvé la clef  de la croissance économique, le seul moyen de répondre aux attentes sociales des gens.  

    Ont-ils raison ceux qui disent que les luttes fratricides au sein de cette mouvance abîment le pays?
    Avec plus de raisons qu’il n’en faut, des entreprises commencent à se demander si elles sont encore en sécurité au Maroc. Et en plus il y a des agressions.

    La perte de sens, dans le gouvernement et dans les partis, est tellement énorme que parfois on se demande si ce désordre dans les idées, dans les actes et dans la politique n’est pas fabriqué exprès pour que les citoyens se sentent perdus, fragiles, menacés de toutes parts.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc