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    L'Edito

    Paralysie

    Par L'Economiste| Edition N°:3420 Le 09/12/2010 | Partager

    Une métropole invivable...ce n’est pas une fatalité. Casablanca continue d’être victime d’un morcellement administratif et d’un manque de cohérence dans de nombreux domaines, notamment les transports. Il suffit de prendre son véhicule et tenter désespérément de circuler pour le réaliser. Les automobilistes avaient fini presque par l’oublier, même si les indices se multipliaient ici et là. Pourtant il aura fallu à la circulation quelques jours d’asphyxie et d’exaspération générale, pour se rendre à l’évidence. La métropole économique a atteint un point de non retour. Une à deux heures pour passer d’un quartier à l’autre de la ville, soit pratiquement l’équivalent d’un Casa-Rabat en train. Pas de place où se garer, des bouchons interminables, des agents de la circulation, lorsqu’il y en a, désemparés. La faute aux intempéries, peut-être, mais aussi à une gouvernance locale peu charismatique. Il y a lieu en effet de s’interroger d’une part, sur ceux que nous avons mandaté pour nous sortir de ce désastre et d’autre part, sur le rôle et l’efficacité de chaque maillon des collectivités territoriales dans un système visiblement à bout de souffle. La liste des chefs d’accusation est longue. Les élus, les décideurs, n’ont pas su s’adapter aux évolutions démographiques, sociétales et économiques que connaît une ville comme Casablanca. Sur un chantier où l’on attend d’eux qu’ils équipent, innovent, construisent, et anticipent également les enjeux de la transformation des besoins de mobilité et d’accessibilité urbaine. C’est sans doute une autre facette de cette paralysie!En fait, réinventer à la ville un avenir ne passera pas uniquement par une mise à niveau de ses infra-structures, mais aussi par une redéfinition du cahier des charges de sa faune politique.Mohamed Benabid

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