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    L'Edito

    Mobilité

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5433 Le 17/01/2019 | Partager
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    A double titre, le tout automobile ne peut être une réponse cohérente à la problématique du déplacement dans les villes marocaines.

    D’abord pour des raisons de qualité de l’air et de vie, ce serait aller à contresens d’une tendance internationale que d’encourager un mode de transport polluant.

    Ensuite, les arbitrages autour de ces questions doivent se situer par rapport aux priorités et aux profils comportementaux. Lorsque six personnes sur dix qui se déplacent à l’intérieur de la métropole économique le font à pied, sans doute plus par défaut que par choix, ce sont eux qu’il faut cibler en premier.

    C’est là où se situent les plus grands besoins en liberté de déplacement au détour d’un statu quo socialement injuste dans la mesure où ce sont les plus défavorisés qui sont pénalisés.

    Ce chiffre n’interpelle pas exclusivement sur la dimension du transport. Car c’est vers cette catégorie de la population, la plus importante, mais aussi la moins protégée, que doivent se tourner les politiques d’aménagement urbain. Ces sujets s’invitent urgemment à la table de priorités des villes.

    Pour ne pas avoir anticipé assez tôt la planification des infrastructures de transport, elles subissent aujourd’hui des contrecoups, l’effet démographique ayant exacerbé les besoins et complexifié les nœuds. 

    Pour Casablanca, l’interminable crise de Mdina Bus, laquelle frôle l’enlisement, est symptomatique à cet égard.

    Pour l’heure, les indices d’une alternative claire à la voiture ne sont pas suffisamment perceptibles. Certes, les expériences du tramway ont conquis une bonne part de l’opinion.

    Elles ont même permis de montrer que les transports publics pouvaient être fréquentables par tous, y compris par ceux qui n’avaient jamais franchi le pas et qui les imaginaient sales, polluants et jamais ponctuels. Cependant, son maillage incomplet n’apporte qu’une réponse partielle aux besoins de mobilité.

     

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