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    L'Edito

    Maroc-France

    Par L'Economiste| Edition N°:2419 Le 11/12/2006 | Partager

    Après tout ce n’est qu’une réunion de famille. Mais comme Jettou, en personne, fait le déplacement à Paris, et comme son homologue français fait dans la démesure en pareilles occasions, ces retrouvailles font donc figure d’événement. Les manœuvres en coulisses vont évidemment peser dans la haute commission mixte franco-marocaine. Paris est partie prenante des réformes engagées par le Maroc. Mais Rabat aimerait bien qu’elle le soit un peu plus. Pour le reste, le cadre de travail est balisé. Amie fidèle dans les moments difficiles, la France c’est pour le Maroc «je t’aime moi non plus». Qualifier ces rapports d’exceptionnels n’émeut guère. L’étroite collaboration entre les deux pays sur pratiquement les plus grands dossiers (lutte contre le terrorisme, économie, Sahara..) est là pour le confirmer. La qualité des rapports est telle que l’on cherche parfois à les pilonner, à traquer un soupçon d’infléchissement là où il n y a souvent qu’un long silence, une baisse de régime, une banalisation des relations entre partenaires solides. Ces soupçons ne résistent de toutes les manières pas à l’examen des chiffres: la France reste le premier partenaire économique du Maroc avec un volume moyen des échanges de 58 milliards de DH sur la période 2001-2005. Il y a aussi les aides au développement, le dynamisme des réseaux entrepreneuriaux CGEM-Medef, groupe d’impulsion économique… Ce partenariat, les deux pays sont donc parvenus à en faire un bastion qui impressionne.Sur le plan international, la politique française offre de plus une image moins belliqueuse. C’est encore plus vrai aujourd’hui après le sérieux revers essuyé par Bush avec le rapport Baker qui conforte Paris dans ses choix initiaux. Dans le modèle français de développement, il y a donc incontestablement de bonnes choses à prendre. Celles-ci nous donnent l’occasion de faire des choix compatibles avec nos propres valeurs. Mohamed BENABID

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