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    L'Edito

    Mafias des ordures

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5448 Le 07/02/2019 | Partager
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    Casablanca est encore pénalisée par sa gestion municipale sur deux sujets: les transports publics et les ordures.

    Stratégiques s’il en est, puisque ce sont les couches moyennes et déshéritées qui ont le plus besoin de services publics efficients. Les autres ont leurs propres moyens privés pour résoudre leurs problèmes. Ou bien, ils ont le pouvoir pour les faire résoudre.

    Les services publics sont le premier des enjeux d’une politique sociale. Donner une carte ou un peu d’argent ne résout rien, si le transport est impraticable ou  si la rue est malpropre.

    C’est encore plus vrai dans la vie quotidienne locale que dans la politique nationale.

    Alors que les autres grandes villes sont en train de sortir du marais, Casablanca s’y replonge.

    Casa est la capitale économique du pays de la COP22, celle qui a porté à l’échelle de la planète la revendication africaine d’un monde propre et durable. Casa entasse toujours ses ordures,  sur 42 mètres de haut. Alors que le Maroc a réussi en trois mois à se passer des micas, un record mondial, l’affaire des ordures de la ville la plus riche du pays traîne depuis plus de trente ans.

    Signe de la vraie résistance: en 1998 nos journalistes ont été durement agressés, leur matériel cassé pour avoir publié des informations sur le fonctionnement des réseaux mafieux exploitant quelque 500 à 600 enfants et adolescents travaillant sur les ordures. La police a commencé son travail. Quelqu’un l’a stoppée.

    Souvent liées aux réseaux d’eau (oui!), quelques décharges en ville ont disparu. Médiouna a grossi d’autant.

    Vingt ans plus tard, tout s’est aggravé sous les pressions démographique et démagogique. Une nuée de présidents, puis deux maires dont la puissance n’a pas d’égale dans l’histoire de la ville, Sajid -UC- et El Omari -PJD-, ont fui leurs responsabilités sociales.

    Maintenant, les gamins de la décharge entre 800 et 900, sont tenus par leur «maâlem» et la misère des parents.

     

     

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