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    L'Edito

    Lobbying

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5408 Le 10/12/2018 | Partager
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    Le système politique marocain doit au plus vite mettre fin au silence qui caractérise les pratiques de lobbying au Parlement. Comme l’a illustré récemment le processus de vote pour la taxe soda, qui n’a émané qu’en deuxième chambre, et qui a eu les allures d’une bouteille à la dérive, les orientations peuvent prendre n’importe quelle direction, en l’absence de certitudes sur les soubassements des arbitrages rendus.

    Répondent-ils véritablement à des enjeux de santé publique, à des perspectives de recettes pour le Trésor ou dépendent-ils uniquement de l’issue de négociations, opaques, entre parlementaires et groupes de pression?  Sur des sujets de plus en plus complexes, les députés et conseillers ne peuvent certes pas tout maîtriser.

    C’est la raison pour laquelle le dialogue entre les groupes d’intérêt privé et les acteurs politiques est souhaitable et même nécessaire. C’est d’ailleurs la tendance chez les pays à tradition démocratique, le processus de convergence rapprochant de plus en plus le courant parlementaire européen, resté longtemps rigide sur le lobbying vers l’anglo-saxon réputé plus libéral.

    Si l’exercice de production législative ne peut pas fonctionner en milieu fermé, la transparence constitue cependant un principe de base et un garde-fou. C’est toute la chaîne du processus d’influence qui est interpellée, y compris les garanties d’indépendance de la production scientifique et technique, sur laquelle les parlementaires vont prendre appui pour le vote.

    Si elle permet de moraliser les pratiques et d’atténuer la défiance vis-à-vis de l’action politique, la transparence n’est pas le fort des réseaux de lobbying au sein du parlement marocain. Dans le cas d’espèce très peu d’informations filtrent sur les documents préparatoires, les PV des réunions, l’identité des interlocuteurs et les critères de négociations.

    En vivant caché, le modèle marocain entretient finalement la suspicion. Le lobbying gagnerait dès lors à être codifié, normalisé et surtout à être déployé sous la lumière.

     

     

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