L'Edito

LGV

Par Mohamed BENABID| Edition N°:5391 Le 13/11/2018 | Partager
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Par quel étage commencer... la logique de la hiérarchie des besoins chère à Maslow ne devrait sans doute pas nous conduire à faire la fine bouche devant le lancement de la LGV cette semaine.

Un projet qui fera particulièrement résonner le débat sur les vertus, structurantes pour les territoires, des infrastructures de transport. Depuis le protectorat, l’histoire ferroviaire du Maroc n’a pas connu véritablement de rupture.

La grande vitesse est supposée la permettre sur l’un de ces sujets qui valorisent les statuts géopolitiques, et pas seulement du pays fournisseur de technologie, la France en l’occurrence. Mais pour l’ONCF, un office à la réputation sérieusement écornée ces dernières années par les records de retard et la dégradation du service, la LGV ne sera pas uniquement une aventure redresseuse d’image.

Même si le chantier a suscité de fortes attentes, et d’interminables controverses, il restera encore à convaincre de la viabilité de son modèle économique, de son apport multimodal par rapport aux transports aérien et terrestre, de son impact social et de la capacité de l’ONCF à assurer son exploitation.

Le projet continuera d’être noté par rapport aux grilles de lectures qui caractérisent la plupart des grands travaux de relance et leurs effets sur le long terme. Impossible d’en faire l’impasse. Et à la limite c’est la seule voie pour éviter des biais d’évaluation et de plébiscite pour un projet à 23 milliards de DH.

 

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