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    L'Edito

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    Par L'Economiste| Edition N°:298 Le 02/10/1997 | Partager

    Chaque jour apporte son décompte macabre des victimes des égorgeurs en Algérie. A tel point que des voix s'élèvent pour réclamer l'intervention de l'Organisa-tion des Nations Unies.
    Au point où en sont arrivées les choses, il est clair maintenant que l'Etat algérien n'est plus en mesure d'im-poser son autorité sur son territoire. La localisation des massacres montre que, la nuit tombée, l'armée et la police abandonnent totalement le pays aux différentes factions. Dans un tel contexte, la souveraineté et la notion «d'affaires intérieures» n'ont plus de sens. Cependant, il est évident aussi que l'interven-tion de l'Organisation des Nations Unies est recherchée et souhaitée par les intégristes, car elle en ferait des interlocuteurs à l'égal du pouvoir en place.

    Mais le plus scandaleux, c'est le silence du Monde arabe. Ni les Etats arabes individuellement, ni la Ligue Arabe, organisation régionale prioritairement compétente, ne semblent se préoccuper de la question algérienne. Pourtant, le conflit actuel en Algérie dépasse, de par sa portée et sa nature ainsi que par sa cruauté, les conflits habituels du Monde arabe. La Ligue Arabe a tort, elle devrait d'une manière ou d'une autre prendre en main cette affaire. La fiction de la souveraineté ne doit pas faire écran, car la maîtrise du terrain n'ap-partient plus à personne.
    Pendant que la Ligue Arabe et les Etats arabes regardent ailleurs, les popula-tions civiles se font massacrer par les différentes factions dont elles sont les otages. Si la Ligue Arabe continue à faire preuve de passivité comme ce fut le cas pour la Somalie ou comme c'est encore le cas pour le Soudan, elle n'a plus de raisons de continuer à exister.

    Abdelmounaïm DILAMI

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