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    L'Edito

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    Par L'Economiste| Edition N°:260 Le 26/12/1996 | Partager

    Enfin un débat sur la privatisation démarre au sein du Parlement, porté par le Premier ministre lui-même au nom de tout le gouvernement. Voilà de longs mois que le ministre de la Privatisation et les organes impliqués le réclamaient, victimes qu'ils étaient et sont encore de procédures lourdes, peu en phase avec la rapidité qui caractérise aujourd'hui l'environnement mondial.
    Les débats à la Chambre montrent le fort consensus en faveur de la privatisation: lorsque des reproches sont adressés au gouvernement, ils portent sur la lenteur, et le Pr Oualalou (USFP) a même souligné qu'aux lendemains de l'Indépendance le gouvernement Bouabid avait pris soin d'inclure des capitaux privés marocains et des capitaux étrangers dans les entreprises publiques qu'il avait créées. Pas de complexe vis-à-vis de la mon-dialisation, pas trace d'ostracisme dans le consensus politique autour de la privatisation.

    Le dossier doit-il être refermé pour autant? Certes non. C'est au contraire maintenant que le débat doit vraiment avoir lieu, sur les questions de procédure, de forme. En effet, il ne suffit pas de soutenir, d'approuver ou de réclamer une politique pour qu'elle devienne opérationnelle. Il lui faut des instruments efficaces, transparents, et aussi, compte tenu du consensus actuel, des instruments rapides.
    En réalité, c'est à ce niveau presque technique que sont les enjeux essentiels. Car c'est là que va vraiment se jouer la partie pour inclure le Maroc dans la modernisation, à l'intérieur comme vis-à-vis de l'extérieur.
    Il serait navrant qu'après avoir pris le risque de déraper sur l'affaire Chaabi le monde politique abandonne le dossier en cours de chemin pour se contenter de son consensus politique.

    Abdelmounaïm DILAMI

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