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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:248 Le 03/10/1996 | Partager

    Le gouvernement israélien a entrepris de détruire systématiquement le processus de paix engagé par son prédécesseur. Dès lors se pose une question fondamentale: Israël veut-il réellement la paix?
    Benyamin Nétanyahou est certes le responsable direct des massacres et de la détérioration de la situation. Mais il a été porté au pouvoir par les élections. Il a annoncé clairement ses intentions durant toute la campagne électorale. Les électeurs israéliens l'ont élu malgré cela. Est-ce à dire que le peuple israélien écarte la stratégie de paix et de normalisation avec le Monde arabe, qui était celle de Rabin et Pérès? Les électeurs savaient pourtant que cette stratégie était menacée. Israël veut-il revenir à la logique de la confrontation?
    Les Israéliens, toutes tendances confondues, doivent savoir qu'ils sont responsables. Si le processus de paix est remis en cause, la normalisation avec les Etats arabes, sera également remise en cause. Les Etats arabes, dont le Maroc, qui ont entamé la normalisation avec Israël, l'ont fait dans le but de consolider le processus de paix. Ce fut de leur part un apport et une contribution. Cette normalisation avait commencé à porter ses fruits et des courants d'échange se sont amorcés.
    Si aujourd'hui Israël remet en cause le processus, la normalisation n'aura plus sa raison d'être et le responsable demeurera en définitive le peuple israélien lui-même. Si les Israéliens tiennent à la normalisation, il est grand temps qu'ils réagissent. L'équation pour eux est simple. Le maintien du gouvernement actuel en place signifie à court terme le retour d'Israël à la situation d'isolement.
    Le contexte international a changé et Israël ne tirera pas forcément profit de cette situation.

    Abdelmounaïm DILAMI

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