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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:240 Le 25/07/1996 | Partager

    L'accord-cadre conclu entre le Maroc et le groupe Daewoo fut signé par M. Filali et le président du groupe coréen. Sans être une première du genre, cet accord confirme une tendance qui a commencé à prendre corps au Maroc, celle des ministres représentants de commerce. La préoccupation commerciale est considérée comme une priorité politique dans le monde développé, et au plus haut niveau de l'Etat. Le président Clinton, au cours de ses multiples déplacements à l'étranger, a pour préoccupation d'ouvrir les portes aux contrats commerciaux. Le président Chirac, quant à lui, on l'a vu récemment, cherche aussi des débouchés aux produits français.

    Au Maroc, pendant longtemps, la préoccupation commerciale était considérée comme accessoire. On négocie d'abord des accords avec les Etats amis et l'on attend ensuite que les opérateurs viennent. Peu à peu, cependant, l'attitude a changé. Des ministres en charge des départements économiques sont en train de devenir de véritables représentants de commerce: ils prospectent, démarchent et accompagnent jusqu'à la conclusion. Cette démarche a accompagné la privatisation. Elle est désormais celle du Ministère du Commerce et de l'Industrie et du Ministère des Finances qui a hérité de la Direction des investissements extérieurs.

    Cette tendance au concret est, en fait, la seule démarche réaliste. Le Maroc a choisi l'économie libérale et tout doit être mis au service de l'économie et de l'entreprise dans le souci de produire de la richesse pour tous. Mais un représentant de commerce n'est performant que si tout le reste de l'entreprise-Etat a ce souci du client.

    En d'autres termes, à tous les niveaux de l'Administration, ses procédures et son fonctionnement doivent s'adapter à cette nouvelle logique.

    Abdelmounaïm DILAMI

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