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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:237 Le 04/07/1996 | Partager

    Soumis à la pression sociale, mais sans pouvoir ouvrir des perspectives différentes pour la prise en charge des problèmes sociaux graves, le gouvernement cultive l'ambiguïté sur la politique budgétaire que le Maroc doit conduire à moyen terme.

    Pour l'exercice 1995, le Budget avait terminé sa course sur un déficit du Trésor à 5% du PIB. Pour l'exercice 1996-97, le déficit annoncé est à 2,5%, mais il y a là un problème de comptabilité. En effet, cet indicateur prévisionnel n'a qu'un sens très relatif quand l'excédent des charges sur les ressources, pour l'ensemble des engagements publics, se fixe au-delà de 10 milliards de DH contre 3 milliards en 1995.

    Dans ce contexte, il n'est pas admissible qu'il existe la moindre ambiguïté, ni la moindre querelle de mots, sur le sens de la politique gouvernementale. L'urgence n'est pas de savoir si l'équilibre est une fin en soi ou un moyen. Le contribuable-citoyen comme le bénéficiaire des programmes sociaux sont en droit de se demander si l'on ne se moque pas d'eux en les entraînant vers des débats aussi inutiles.

    L'urgence est de savoir comment faire pour arrêter les déperditions sur les engagements sociaux mal ciblés, mal gérés et peut-être pis encore, mais qui vont directement s'inscrire en déficit. L'exemple-type est celui des instituteurs payés par l'Etat mais qui n'ont jamais mis les pieds dans une classe. Pendant ce temps, les élèves s'entassent à plus de 40 par classe, d'autres instituteurs sont mal payés et surchargés. Résultats: les enfants sont sacrifiés sur l'autel des archaïsmes et du clientélisme, bien cachés sous le nom de "politique sociale". Or il y a le plus grand danger que l'ambiguïté de la politique budgétaire ne fasse qu'abriter sous les déficits une multitude de programmes de ce genre.
    Le vrai combat de la modernité est là.

    Abdelmounaïm DILAMI


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