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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:227 Le 25/04/1996 | Partager

    Les arbitrages budgétaires reprennent de plus belle cette semaine, alors que chaque département voudrait faire porter par la Loi de Finances tout ou partie des réformes restées en plan depuis des mois ou des années.
    En fait, ce n'est pas sur l'avenir que doit s'appuyer le montage de ce projet de Loi de Finances. C'est sur le passé.

    En effet, sortant en 1992 du programme de rééchelonnement, le Maroc avait cru pouvoir revenir au laxisme budgétaire. Les voix qui s'élevaient pour combattre ce virus n'avaient pas été écoutées. Résultat: les dérapages graves de 1994 que nous n'avons pas fini de payer, car à nouveau sont implantés dans les structures mêmes les mécanismes qui rendent le comportement des dépenses de fonctionnement incompressibles. Derrière cette expression à la mode se cachent des mécanismes pervers qui plomberont tous les budgets de l'Etat pendant cinq, dix, voire vingt ans. Ce sont les emprunts que lancent les entreprises publiques sans avoir prévu l'accroissement de leurs recettes pour rembourser, parce qu'elles ont fait classer leur projet dans la rubrique "dépenses sociales" ou "programme prioritaire". Ce sont les recrutements sans avoir posé au préalable la question de savoir s'il n'était pas possible de travailler différemment. Ce sont les créations de services permanents qui ne correspondent qu'à un besoin momentané; les coûts de maintenance mal évalués; les chantiers mal conduits, arrêtés puis repris, qui font exploser leur budget initial et contaminent tous les autres chantiers. C'est là, dans ce lourd passé et ce lourd passif, que sont les vrais enjeux.

    Abdelmounaïm DILAMI


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