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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:144 Le 08/09/1994 | Partager

    Le départ de M. Karim-Lamrani avait été majoritairement interprété dans les milieux d'affaires comme le signe donné par le Maroc d'une relance de la libéralisation.

    Cette relance devait être la reprise de la modernisation de l'appareil productif pour les biens industriels et agricoles comme pour les services, notamment financiers.

    Après trois mois et malgré l'état de grâce dont il a bénéficié, le gouvernement de M. Filali a du mal à surmonter les résistances qu'il rencontre, et le bilan est un peu décevant.

    Ainsi la réforme des marchés financiers vient une nouvelle fois de se heurter à la résistance du système bancaire classique et ce, en dépit du consensus réuni autour de la modernisation du système financier et de son impact probable sur la croissance économique.

    La privatisation, pour sa part, a essuyé la résistance de l'establishment des affaires publiques et privées qui souhaite, en dépit de la loi et de son préambule royal, maintenir les grandes privatisables dans le giron bureaucratique.

    Dans la réforme financière et son instrument qu'est l'animation boursière via les privatisations, le maintien dans le giron bureaucratique s'habille certes d'un discours idéologique sur le pouvoir de l'Etat. En réalité, dans les années 90, cette approche n'a pas lieu d'être : les bureaucraties et l'establishment ne sont pas les dépositaires de l'intérêt général. L'expérience a prouvé que la constitution de nomenklatura au sein de l'appareil de l'Etat peut être un facteur puissant de non-croissance et de rétention des richesses.

    Le Maroc a évité un tel piège lorsque le socialisme était triomphant, il serait plus que regrettable qu'il y tombe à l'époque du libéralisme triomphant.

    Abdelmounaïm DILAMI

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