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    L'Edito

    Invisibles

    Par L'Economiste| Edition N°:2172 Le 15/12/2005 | Partager

    L’Unicef les appelle les enfants invisibles. Ils subissent une discrimination pour la simple raison qu’ils sont des enfants. C’est simple et tranchant. C’est un des constats que l’on peut tirer du dernier rapport de l’Organisation internationale sur la situation des enfants dans le monde.Dans de nombreux pays, ils sont encore esclaves sexuels, esclaves au travail, ou enrôlés de force dans les rangs des combattants.Aujourd’hui, de même qu’un enfant ne devrait plus mourir d’une maladie évitable, aucun enfant ne devrait plus travailler dans des conditions intolérables. Et l’exploitation au travail est l’une des pires violations des droits de la personne. La plus insoutenable est certainement l’exploitation sexuelle.Au Maroc, du chemin a été parcouru mais pas assez. Pas assez du tout pour éviter de voir dans les carrefours des enfants en guenilles, traînant toute leur misère, mendiant et sniffant. Les enfants domestiques sont probablement les plus vulnérables et les plus exploités, mais aussi les plus difficiles à protéger. Ils sont souvent très mal payés, voire pas du tout. Et la rue ne fait pas mieux, sinon pire. Quelques chiffres pour prendre conscience de l’ampleur de ce drame: 600.000 enfants marocains, entre 7 et 15 ans, travaillent tous les jours et sont exploités économiquement. Une petite fille domestique travaille 67 heures par semaine en moyenne dans des conditions difficiles, isolée et loin de chez elle!Aujourd’hui et plus que jamais, les progrès d’une nation sont de plus en plus évalués non pas uniquement à travers la courbe de sa croissance, mais aussi le bien-être de ses populations, et donc de ses enfants, ses futures générations. Sans eux, rien de bien solide ne peut être construit. Normal, ce sont eux qui un jour feront la richesse ou la ruine d’un pays.Pour cela, la protection des droits de l’homme doit d’abord commencer par celle des enfants.Meriem OUDGHIRI

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