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    L'Edito

    Il y a 50 ans

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5178 Le 28/12/2017 | Partager
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    Les parlementaires sont vraiment décevants. Même pour ceux d’entre nous qui considèrent qu’il vaut mieux de mauvais élus que pas d’élus du tout ou de faux élus comme dans les dictatures. Le PAM a brassé beaucoup d’air sur quatre ou cinq sous-vétilles que la Cour constitutionnelle a étudié sans rire.

    Mais personne ne s’est soucié des inquiétudes formulées par la Cour des comptes. Pourtant, il y a là du sérieux, voire du très sérieux, puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de la fiabilité et la sincérité des comptes publics. Si un cas pareil se présentait dans une entreprise privée, le management se retrouverait en prison.

    Pourtant  les élus restent indifférents, autant dans la majorité que dans l’opposition: une convergence politique qui mérite d’être soulignée. Pas étonnant que l’opinion publique soit tentée de les mettre tous dans le même sac.
    Mais si nos élus ne bougent pas pour imposer le redressement du Maroc, qui le fera?
    De quoi parle-t-on dans cette affaire? Il s’agit de dettes cachées, ni plus ni moins, de vieilles dettes qui ne sont inscrites nulle part. Ce maquillage veut faire croire que l’Etat est bien géré.
    Il y en a au moins pour 30 milliards de DH, peut-être une dizaine de plus. C’est presque le tiers des dépenses de fonctionnement. C’est énorme.  Largement de quoi alimenter les rumeurs folles selon lesquelles Boussaïd, le Ministre des Finances, est allé mendier auprès des pays du Golfe de quoi payer les fonctionnaires.
    La poursuite de la dégradation financière vient de deux sources principales: L’Etat ne paye ses fournisseurs qu’avec un énorme retard et il ne rembourse la TVA qu’il doit qu’au compte- gouttes.
    Ainsi, il punit les entreprises transparentes et disciplinées puis les place sous une forme géante de racket. Les élus acceptent ce système.
    Comment s’étonner que le Maroc entier se soit remis à attendre la pluie… comme il y a cinquante ans.

     

     

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