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    L'Edito

    Handicap

    Par L'Economiste| Edition N°:3335 Le 06/08/2010 | Partager

    Dans le discours du Trône, le Souverain a insisté sur le déficit qui frappe la formation des hommes et des femmes. C’est un réel handicap dont le Maroc paye lourdement le prix. Nous avons, dans la formation, une double inadéquation. D’abord, l’école prépare peu et mal à la vie d’adulte, dont la vie professionnelle est une part majeure. Depuis des décennies, l’enseignement suit son bonhomme de chemin sans tenir compte des besoins réels de la société; à commencer par le fait qu’il ne tient pas compte du but ultime de la formation. Quoiqu’on dise, ce but est et demeure de donner les moyens et les outils nécessaires à l’élève et à l’étudiant pour qu’ils puissent gagner leur vie, et ce faisant, apporter leur contribution à l’enrichissement de la société. Notre enseignement est également défaillant, sur un plan plus global. C’est la deuxième inadéquation. Il devrait avoir pour but, également, de permettre à l’individu d’acquérir un esprit moderne, en rapport avec son époque et avec le futur qu’il devra affronter. Or, notre enseignement s’est peu à peu enfermé dans une logique, qui n’appartient qu’à lui et qui tourne le dos à la modernité. On le voit parfaitement, autant dans le contenu que dans les méthodes.En fait, il inocule le virus de l’immobilisme, de la méfiance systématique et finalement la peur du monde et le rejet de la vie moderne. Evidemment, dans ce système, non seulement les jeunes n’acquièrent pas le savoir opérationnel dont ils ont besoin, mais en outre, ils y perdent une grande partie de leur faculté d’insertion.N’échappent à cette fatalité que ceux dont le milieu familial compense la déformation engendrée par le système scolaire. Alors que l’école devrait favoriser l’insertion et la réussite, elle produit, au contraire, des handicaps.Ainsi, au lieu d’être un facteur de rééquilibrage social, le système scolaire pénalise les catégories les plus fragiles.Abdelmounaïm DILAMI

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