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    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5496 Le 16/04/2019 | Partager
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    Les lendemains n’ont pas toujours été faciles pour l’agriculture marocaine qui bénéficie d’un coup de projecteur spécifique cette semaine à l’occasion du Siam. Raison de plus pour s’arrêter sur les espoirs de changement quand ils se présentent.

    Ceux d’un sujet qui paraît moins sexy que les «métiers mondiaux» mais qui peut impacter le quotidien de 40% de la population active. On le sait, le Plan Maroc Vert est plus qu’un nouveau business modèle pour l’agriculture. Il charrie également une volonté de transformation territoriale.

    Même si son pilier II a avancé, du moins jusque-là, plus péniblement que son pilier I, c’est probablement l’une des rares stratégies publiques où la mobilisation est réelle et les premiers effets palpables. On le sait aussi, l’agriculture est plus qu’un secteur économique. Particulièrement sur le continent où la qualité des récoltes, et des réformes, constitue un facteur de stabilisation sociale, voire politique.

    Au-delà des impératifs de sécurité alimentaire, un remue-ménage mondial semble même indiquer que l’agriculture est redevenue la carte des rayonnements diplomatiques et des souverainetés. Cette course à la transformation ne se fait pas sans heurts et encore moins sans coûts.

    Et d’abord les coûts de dégradation des ressources. La crise de l’eau est là pour en rappeler quelques relents, la mauvaise gestion des nappes phréatiques doublée d’un engourdissement dans la politique des barrages amplifiant la sécheresse. Le limogeage l’été 2018 d’une ministre, chargée du portefeuille, renforce un peu plus la sensibilité des enjeux autour de la planification hydrologique.

    Par ailleurs, si le Maroc n’est sans doute pas l’Algérie ni l’Egypte où la gestion des terres est un marqueur du clientélisme politique et militaire, il reste à parachever l’apurement du foncier agricole. Un chantier toujours lesté par le millefeuille des statuts et l’introuvable coordination entre différents services. L’agriculture marocaine a donc encore des gisements, et de beaux jours aussi, pour se réinventer.

     

     

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