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    L'Edito

    Gaspillages scandaleux

    Par L'Economiste| Edition N°:3347 Le 25/08/2010 | Partager

    C’est le hasard des promenades dans les villes qui vous fait découvrir le problème: des bâtiments publics qui sont sous employés, voire pas employés du tout. Et puis il y a ceux qu’on ne voit pas parce qu’ils sont cachés derrière des murs… qu’il ne vient pas à l’idée des personnes bien élevées de franchir sans y être invitées. On ne découvre le problème que parce que les habitants du quartier sont sollicités par des revendeurs de drogue ou des mendiants plus agressifs que d’habitude.Il y a quelques années, le projet du ministère de la Communication de bâtir un siège de cinq étages sur le campus de Rabat, pour un journal qui n’existait plus que dans les dépenses du même ministère, avait fait scandale. Les députés ont rayé le projet. Chassé par la porte, il est revenu par la fenêtre, à peine plus petit: le bâtiment est maintenant de ces verrues qui rendent le campus hétéroclite dans son architecture comme dans ses fonctions. Il faut croire que le seul but était de bâtir, pas que le bâtiment serve à quelque chose. Les méchantes langues sont plus sévères et disent qu’il s’agit seulement de créer un prétexte de facturer.Autre exemple parmi mille, un centre de réhabilitation pénitentiaire à Casablanca. On sait l’importance de la réhabilitation. Le centre a été construit dans un beau parc, inauguré puis vite refermé. Le parc est devenu dépôt d’ordures et le centre, un nouveau squat. Réponse officielle à l’abandon du lieu: on n’a pas de détenus à réhabiliter. Ou bien il n’y a pas de politique, et alors pourquoi jeter de la poudre aux yeux en construisant le centre et en gaspillant l’argent public, ou alors il y a une politique et celui ou celle qui en est responsable doit rendre des comptes et dire pourquoi le travail n’est pas fait.Au moment où le budget devient très serré, ces gaspillages scandaleux doivent être surveillés de très près et pas seulement a posteriori par la Cour des comptes.Nadia SALAH

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