×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Fraudes fiscales

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5439 Le 25/01/2019 | Partager
    nadia_salah.jpg

    Rôles inversés sur la fiscalisation des commerces. D’habitude, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Economie numérique, évite les «patates chaudes», ces dossiers politiquement pénibles. Cette fois, devant la Chambre, le voilà très ferme, voire batailleur.

    Inversement, depuis le président Lahjouji au milieu des années 1990, la CGEM ne craignait pas les bagarres, bruyantes ou silencieuses. Mezouar a donc surpris en faisant petite voix sur le sujet des fraudes fiscales (Cf. L’Economiste du 24 janvier 2019).
    Il y a pourtant  des questions de principes dans les protestations chez quelques grosses poignées d’entrepreneurs et commerçants: la solidarité nationale, la loyauté du commerce, la justice sociale, l’équité entre les personnes…

    La Confédération dit qu’elle réclame depuis toujours une concurrence loyale face à des gouvernements et un monde politique s’employant à dresser le maximum d’obstacles à la loyauté des marchés et à la modernisation du pays. Pas besoin de faire un dessin: les premiers ne veulent pas de problème et les seconds achètent les voix des électeurs, sans risquer des poursuites judiciaires.

    Dans ce contexte, le gouvernement recule facilement. Celui-ci plus vite que ses prédécesseurs quoiqu’il faille noter un clivage très net entre les tendances PJD-PPS, et les autres dont la position a donc été portée par Moulay Hafid Elalamy.

    Néanmoins, les reculs sont là. Comme d’habitude. Ceci rend instables les objectifs stratégiques du pays, comme la nécessité de rendre la concurrence loyale. Sans les désigner ouvertement, le ministère et la CGEM laissent entendre que la fraude fiscale vient d’entités ayant pignon sur rue, pas des commerçants ambulants. Reste à savoir si l’ensemble forme ou pas des réseaux.

    L’équité n’est qu’un leurre, puisqu’elle dépend du groupe qui crie le plus fort ou, pire encore, de celui qui sait inventer des images émouvantes.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc