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    L'Edito

    Fine bouche

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5556 Le 15/07/2019 | Partager
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    Joli travail pour une belle boîte, Maroc Telecom (IAM, en raccourci). Elle a été fortement sursouscrite. On trouvera tous les détails dans L‘Economiste. Les institutionnels  sont, en principe, financièrement plus vigilants que les petits investisseurs. La présence de ces derniers envoie un message différent. Les particuliers disent la confiance dans les hommes, dans les groupes d’hommes et de femmes constituant l’entreprise. Pas la peine de se cacher derrière son petit doigt: critiqué, quelques fois vilipendé, le PDG Ahizoune fait là de l’excellent travail, souvent dans des contextes compliqués.

    Rappelons entre autres que le départ des Français avait été ressenti comme une trahison dans les cercles de pouvoirs marocains et qu’Abdeslam Ahizoune, soutenu par la diplomatie,  a dû montrer ses «talents d’interculturalité» avec ses actionnaires, pour protéger l’indépendance nationale. Ce n’est pas du «mouron pour les petits oiseaux». Dommage que cela ne soit pas souvent souligné! Passons.

    Un point d’interrogation: la concentration de la demande via la Banque populaire. Il est évident que c’est la plus grande banque des particuliers du Maroc, c’est aussi là que se trouve l’ancien fauteuil de l’actuel ministre des Finances. Ce point rejoint la rapidité avec laquelle ce dernier a sélectionné et mis en vente IAM. Les esprits critiques ont correctement relevé ces données. 

    Faut-il pour autant s’en offusquer? En fait, le Maroc n’en a plus les moyens.
    On ne va pas pleurer sur le fait que l’Etat a travaillé rapidement. Et pas davantage sur le fait que la plus grosse entreprise de la Bourse s’est bien vendue. On ne versera pas de grosses larmes sur le remplacement  inévitable du contrôle d’actionnaire par la régulation politique et juridique que peut exercer l’Etat. On regrettera seulement qu’IAM ne fût pas plus grosse encore. 
    L’état des finances publiques ne nous permet plus de faire la fine bouche.
     

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