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    Par L'Economiste| Edition N°:3818 Le 03/07/2012 | Partager

    L'Istiqlal n’a pas réussi à élire son  secrétaire général. Les congressistes, réunis principalement à cette fin, sont repartis sans avoir voté. C’est ce qui est dramatique.
    Il y avait deux candidatures, celle de Abdelouahed El Fassi, fils de Allal El Fassi, grande famille s’il en est, et celle de Hamid Chabat, dont la réputation est sulfureuse, mais qui est maire de Fès, député istiqlalien, membre du comité exécutif et secrétaire général de l’UGTM. D’origine ouvrière, il a grimpé les échelons à la force du poignet.
    Dans ce vieux parti, il y a les règles écrites et celles qui ne le sont pas. Les règles écrites sont les statuts, les résolutions, les déclarations publiques… Les autres, c’est une domination sociologiquement bien définie sur le parti.
    Jusqu’à présent, nul n’avait remis en cause les règles non-écrites, jusqu’à ce que Chabat ose présenter sa candidature au secrétariat général, et la maintient. Avec une vraie chance d’avoir la majorité numérique pour lui. Dès lors, les règles non écrites se sont imposées et les élections ont été reportées.
    Un parti de la taille et de l’importance de l’Istiqlal, se réclamant  du nationalisme, de la démocratie et du libéralisme, est incapable de laisser les urnes s’exprimer librement en son sein. Le parti a raté ici son premier examen de cohérence entre le discours et la pratique. Les élites traditionnelles n’ont pas compris que les temps ont changé, que leur logique de réseaux familiaux est dépassée. Les exigences des citoyens marocains sont maintenant beaucoup plus fortes et d’une toute autre nature.
    Récemment créé, le PJD est dirigé par des élites quasiment inconnues il y a dix ans; il a réussi à prendre la première place dans le choix des électeurs. Cela devrait donner à réfléchir aux élites istiqlaliennes car leur logique est suicidaire: gageons que si Benkirane était istiqlalien, il n’aurait même pas été agréé pour devenir ministre!

    Abdelmounaïm DILAMI

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