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    L'Edito

    Facture

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5271 Le 14/05/2018 | Partager
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    La campagne de boycott continue de susciter un émoi légitime chez ceux qui ont peur pour l’avenir économique de ce pays. Elle montre que les ambitions industrielles doivent désormais composer avec de nouvelles formes d’insécurité. Celles-ci cherchent à faire plier les investisseurs dans une logique punitive et en exposant injustement l’entreprise à un climat de suspicion.

    L’arrivée d’éclairages additionnels comme pour le rapport de la Commission parlementaire sur les carburants (voir aussi pages 12 & 13) renforce les appels au retour à la rationalité du raisonnement. A y regarder de près, il n’existe pas pour l’heure d’indices de distorsion de marché.

    En tout état de cause, pour les carburants comme pour les autres produits, les options qui consistent à prêcher la bonne information et chasser la mauvaise peuvent paraître comme une voie par défaut, mais il ne faut guère les sous-estimer.

    Pour peu que le comment et le pourquoi du boycott soient spontanés et répondent benoîtement à des préoccupations exclusivement consuméristes. Nous n’en avons malheureusement pas la certitude. On subodore que la capacité de mobilisation du boycott pourrait s’effilocher dans le temps même si la facture a d’ores et déjà laissé des cicatrices profondes.

    En dehors des pertes importantes pour les marques attaquées, il faut aussi surveiller la mauvaise publicité qui en sera faite et les conséquences pour l’attractivité du pays.

    Lorsque l’entreprise devient, à son insu, le punching-ball de mouvements qui s’abreuvent à la mésinformation et à la désinformation, lorsque les errements de jugement s’alimentent aux hésitations et ambivalences politiques, alors n’importe quel investisseur peut légitimement craindre d’être la prochaine cible sur la liste.

     

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