×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Espaces verts

    Par L'Economiste| Edition N°:3339 Le 12/08/2010 | Partager

    Casablanca se fait belle en ce moment. Pour ne pas mentir, il vaudrait mieux dire que Casablanca rend certains endroits très beaux et laisse les autres.Ainsi, ces jours-ci, des ouvriers installent de surprenants pots de fleurs suspendus à 4 mètres du sol, dont on ne sait ni comment, ni qui sera chargé de l’arrosage. Tant que c’est frais, ce sont des «espaces verts» de quelques centimètres carrés, mis en hauteur pour être vus de loin. C’est du plus joli effet. Mais comment s’empêcher de penser que ces pots ont des fonctions de leurres: quelques centimètres carrés en l’air pour éviter de voir, qu’au sol, il n’y a pas, qu’il n’y a plus d’espaces verts.Ils ont été mangés par l’absence de transparence qui entoure le travail de l’Agence urbaine, de la wilaya, des conseils municipaux et du Conseil de la ville. Sans transparence, c’est le plus puissant, le plus audacieux, voire le plus voyou qui impose ses vues. Dans ce domaine, la promotion immobilière fait très fort. Et il faut noter que c’est bien plus la petite promotion que la grande qui dévore les espaces verts. Un petit débordement par-ci, un petit passe-droit par-là et le tour est joué.Personne ne peut plus rien dire devant la stratégie du fait accompli qu’autorise tant d’opacité. Même les lotisseurs de chaussée publique sont plus puissants que la loi, dans l’indifférence (pour ne pas dire plus) de ceux qui sont chargés de la faire appliquer.Les espaces verts dans une ville, ce sont des espaces publics, certes accessibles à tous, mais dont l’utilité est d’abord pour les familles les moins aisées. Les foyers riches ont un jardin ou les moyens de partir en vacances et en week-end. Donc l’espace vert devrait être inscrit dans les politiques sociales, au lieu d’être considéré comme un superflu.Mais, tout bien réfléchi, la mairie a peut-être raison: des pots de fleurs accrochés bien haut, voilà des espaces verts qu’aucun promoteur n’aura l’idée d’aller lotir.Nadia SALAH

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc