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    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5407 Le 07/12/2018 | Partager
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    Le fisc vous veut du bien et vous le fait savoir: intraitable si né­cessaire, à l’écoute au besoin. Les modes d’intervention, revendiqués depuis quelques années par l’adminis­tration des impôts, ont des allures de nouvelle ère.

    L’opinion a pu le constater pour les impôts grand public, comme pour la vignette que beaucoup pensaient, digitalement parlant, irréformable.

    La réorientation stratégique semble au­jourd’hui passer à la phase de maturité. Elle rattrape des sujets d’initiés, comme les fausses factures, une cause au sta­tut clairement peu défendable, celui de fraude fiscale. Il faut pareillement suivre avec attention la campagne de retour à la légalité sur l’IR pour les professions libérales.

    Même si son rendement peut paraître faible une fois rapporté au premier pourvoyeur de recettes, le marronnier de la TVA, l’IR comporte une charge émotionnelle beaucoup plus forte dans sa perception en raison de vertus supposées de rééquilibreur d’équité fiscale.

    Là aussi, personne ne contestera les efforts d’intensification du contrôle et d’assainissement des moeurs vis-à-vis de l’impôt. Ce qui donne de la crédibilité à la démarche, c’est que, pa­rallèlement, la DGI a ouvert un chantier de transparence des procédures. Limiter les interventions humaines, digitaliser pour réduire la corruption. Du moins au premier contact, car les machines ne se substituent pas encore aux inspecteurs du fisc dans l’interprétation des bilans!

    Tout n’est pas parfait, loin de là. Pour accompagner la compétitivité des entreprises, il reste à éviter les risques de distorsion par rapport à d’autres pays qui sont tentés de faire jouer du dum­ping fiscal.

    De surcroît, certaines incohérences persistent dans les orientations prises ou souhaitées. Comme l’incapacité à traiter la question de l’informel, une éternelle épée de Damoclès. Elle décrédibilise le processus même de normalisation, avec d’un côté un étau qui se resserre autour des contrevenants, volontaire ou par inadvertance, et de l’autre un système qui échappe à tout contrôle.

    Il faut convaincre aussi sur ces fronts pour que s’installe définitivement la nouvelle ère fiscale.
     

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