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    L'Edito

    Echec

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5441 Le 29/01/2019 | Partager
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    Les lourdes hypothèques du fiasco de la formation professionnelle sont désor­mais sur la table du gouvernement El Othmani. Il manque à peu près de tout dans ce dossier.

    Des résultats, de la gestion, une culture de l’évaluation, une lisibilité de l’offre de formation, de la syn­chronisation ainsi que les contours d’une réforme à l’issue d’un agenda largement dépassé. Dans une crise qui vient lester un système éducatif assez mal en point, les ingrédients étaient cependant déjà là.

    Pour ne prendre que l’OFPPT, un gros morceau certes, mais qui n’est qu’une partie de l’équation, il y avait cette inflation de chiffres annuels sur les «réalisations», mais qui s’est avérée en fin de compte être surtout les bruits d’une surinfor­mation redresseuse d’images ou pour alimenter ce que le Conseil supérieur de l’éducation qualifie désormais de piège de «l’autosatisfaction» (Lire article). Pour pouvoir mesu­rer, encore faut-il s’accorder sur ce qu’on souhaite mesurer.

    Par exemple des réponses au terrible hiatus qui fait que, d’un côté, des entreprises, et même des particuliers, demandent mais ne trouvent pas de profils qua­lifiés, et de l’autre, des mécanismes institutionnels de formations qui re­çoivent à la fois financement privé et public, mais échouent à résorber la courbe chômage et réduire les inéga­lités sociales.

    L’illusion de la performance ne dupe désormais plus personne. La tra­versée du désert aura néanmoins duré près de 17 années coïncidant avec un énigmatique record de longévité de l’équipe dirigeante.

    L’histoire ne dit pas encore si les ratés de la for­mation professionnelle, tant dans ses fonctions économiques que sociales, se sont joués dans le casting de ceux qui en ont eu la charge.

    En attendant, d’autres chiffres, ceux du HCP sur le chômage des diplômés, permettent d’analyser froidement la situation et sonnent comme un terrible constat d’échec.

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