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    L'Edito

    DVD

    Par Mohamed CHAOUI| Edition N°:5425 Le 04/01/2019 | Partager
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    La bataille autour de l’adhésion au Conseil consultatif de la jeunesse relègue au second rang les vrais enjeux de la promotion de la jeunesse. Une situation qui traduit encore une fois l’échec de toutes les initiatives pour l’impliquer dans la vie politique.

    Dans le sillage du mouvement du 20 février et de la montée en puissance des jeunes en 2011, les partis avaient trouvé la parade pour régler la question de leur implication. Un quota de 30 sièges réservés aux jeunes a été créé au sein de la Chambre des représentants. Au départ, l’idée était d’insuffler du sang neuf pour une nouvelle dynamique au Parlement.

    Mais sur le terrain, ce système a raté sa cible. Car les partis acceptent difficilement que des jeunes accèdent à des postes de responsabilité. Comme dans la fonction publique, la promotion se calcule au nombre d’années passées dans une formation politique.

    Au final, les jeunes finissent par occuper des strapontins qui ne leur permettent pas de gravir les échelons pour s’imposer à la tête des appareils. S’ils ont de la patience, ils devront faire la file, avec le risque de ne s’approcher du sommet que lorsque les cheveux ont grisonné.

    Au-delà de ce fait, c’est tout le système de relève des générations et des compétences qui se pose. Il est regrettable de voir encore des institutions plomber les efforts, alimenter l’immobilisme et s’enfermer dans des statuts d’un archaïsme inouï.

    Une administration, une formation politique qui veut quitter le sous-développement est celle qui devra changer sa façon de travailler, ses critères de recrutement et s’appuyer sur son fameux «capital humain».

    Le monde bouge et les méthodes aussi. Alors arrêtons de prendre le système en otage pour des considérations politiques ou autres. Pour favoriser un meilleur fonctionnement des rouages des institutions, un DVD pour les apparatchiks est aujourd’hui impératif.

    Mohamed CHAOUI

     

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