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    L'Edito

    Désert d’informations

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5272 Le 15/05/2018 | Partager
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    Certes, il n’est pas aussi mauvais que son ancêtre, le rapport sur la CNSS qui racontait vraiment n’importe quoi. Mais le rapport sur les prix des carburants aurait pu être meilleur.

    Aurait dû être meilleur. Il présente des  confusions, y compris sur le point très chaud des marges. Il se tait sur ce qui a été publiquement révélé par le CESE, à savoir les trafics sahariens. N’entrons pas plus avant dans le détail: le texte est disponible partout. Heureusement.

    Ces faiblesses d’informations et d’analyses sont d’autant plus étonnantes qu’à part le PAM, les partis présents autour de ce rapport ont tous été à un moment ou à un autre impliqués dans les décisions de la libéralisation des marchés des carburants.
    De plus, participer politiquement à une décision, puis ensuite ne plus s’en occuper, ne plus s’assurer du suivi est déjà une faute grave. Mais ce n’est pas la seule. Cette affaire montre que l’information ne circule pas dans les formations politiques.

    L’opinion publique a durement marchandé les indemnités parlementaires, pour les assistants. Aujourd’hui, on voit que c’était une très mauvaise idée.

    A part les militants de l’intérêt national, qui existent soulignons-le,  les autres sont enfermés dans un monde très pauvre en informations. On le voit sur les carburants. On l’a vu avec la loi sur l’accès à l’information, où la majorité des élus manquait des informations les plus élémentaires sur le sujet, y compris celles qui lui étaient offertes par l’Union africaine, l’Unesco, l’Union européenne, des ONG... Et on le voit tout le temps dans les interprétations ultra-restrictives de la Constitution…

    Qu’importe si le métier d’attaché parlementaire a été sali en France. Ici, il faut vraiment donner un coup de main aux meilleurs de nos élus. Et dans le même mouvement faire sortir les autres de leur pauvreté, de leur désert d’informations. C’est urgent.  C’est l’avenir de nos enfants qui est sur la table.

     

     

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