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    L'Edito

    «Derb Ghallef»

    Par L'Economiste| Edition N°:3346 Le 24/08/2010 | Partager

    LA viande rouge. Voilà une filière qui a entamé sa mue, multiplié les prouesses scientifiques, avec des croisements concluants pour obtenir des variétés plus résistantes, des chercheurs et agronomes réputés au niveau international, et quelques réussites industrielles pour les produits transformés. Cet univers continuera cependant d’être discrédité tant qu’il n’arrivera pas à soigner un éternel point noir: l’abattage. Un chiffre résume à lui seul les enjeux: au Maroc il y a 8 chances sur 10 pour que votre bifteck soit issue de l’abattage clandestin. Une mise à niveau est incontournable pour réformer la filière en profondeur et faire en sorte qu’elle réponde au mieux aux attentes légitimes de la société. Ce fiasco va en effet à l’encontre d’un vaste mouvement d’ouverture des secteurs protégés qui a permis, ces dernières décennies, de remettre en cause de nombreux monopoles publics et la dynamisation de ces marchés. Ce qui a conduit aussi à plusieurs reprises à la baisse des prix, à l’augmentation de la qualité du service, des investissements et à plus d’innovation organisationnelle et technologique.L’abattage, au contraire, fait du surplace. Depuis plus de 20 ans, pas un gouvernement qui n’eut promis des résultats. En vain.Faut-il valider les accusations de certains professionnels qui stigmatisent le ministère de l’Intérieur d’avoir usurpé dans cette filière le pouvoir de décision ou ceux des soupçons de collusions multiformes entre autorités et lobbys en tout genre? Cet état de chose n’est pas propre au secteur de l’abattage clandestin mais plus qu’ailleurs, ici il y fait scandale. La mise en place dans une ville comme Casablanca d’une expérience de gestion déléguée, d’abord espagnole puis turque, ne semble pas avoir été capable d’influer sur le cours des choses. Avec un «Derb Ghallef» de la viande, clandestine, toujours aussi bien coté.Mohamed Benabid

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