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    L'Edito

    Décalé

    Par L'Economiste| Edition N°:2176 Le 21/12/2005 | Partager

    Les mécaniciens de Royal Air Maroc ont décidé de se lancer dans une «grève de cent ans». Depuis six mois (vous avez bien lu six mois), une partie d’entre eux ont abandonné leur poste de travail dans les ateliers du centre industriel. Notez au passage, que cela n’a pas empêché les avions de la RAM de continuer à voler sans la moindre perturbation du programme. Et c’est sans doute le principal enseignement de ce mouvement: les grévistes, du moins la frange la plus radicale, viennent de démontrer qu’au moins un tiers des mécaniciens était de trop à la compagnie. Quels que soient les motifs et la légitimité de cette grève, il apparaît clairement que ses instigateurs ont un agenda caché. S’ils voulaient «avoir la tête» du président, c’est raté. La grève est un droit, mais encore faut-il savoir en user. C’est l’erreur de calcul commise par les mécanos de Royal Air Maroc. Arrêter de travailler pendant une aussi longue période ne peut s’expliquer uniquement par des revendications professionnelles. Parmi les grévistes, il y a probablement ceux qui aimeraient se sortir de ce bourbier mais se retrouvent piégés par l’escalade des radicaux. Exiger que les jours de grève soient payés est inacceptable pour n’importe quelle entreprise. D’abord sur le principe, ce n’est pas possible. Ensuite, cela créerait un précédent dangereux et constituerait une discrimination à l’égard de ceux qui n’ont pas arrêté de travailler.Même si ses animateurs s’en défendent, ce mouvement est clairement dans l’impasse. Son jusqu’auboutisme apparaît décalé face au changement de l’environnement concurrentiel que doit affronter l’entreprise. Demain, se battre contre des low-cost type Rayannair ou Easejet nécessitera des restructurations douloureuses. Grâce à leur grève, les mécanos ont montré où se trouvaient des gisements d’optimisation dans la maison. Abashi SHAMAMBA

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