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    L'Edito

    Cotisation minimale

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5447 Le 06/02/2019 | Partager
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    Les élus de la majorité et les professionnels ont manqué de vigilance. La cotisation minimale double de taille et crée de la grogne.

    Pourtant, le Maroc a bien amélioré son score de transparence budgétaire. C’est mérité. Il fut un temps où parler du projet de loi de finances valait la censure, laquelle frappa même Le Matin du Sahara! La seule utilité du BO était d’annoncer les impôts. On l’imprimait quand on y pensait, entre avril et juin, en le datant du 1er janvier. Remercions l’Istiqlal et l’USFP de s’être efficacement élevés contre cette pratique.

    A partir de 1982, on a refait le système fiscal. La partie des Marocains qui payaient leurs impôts passe à des contributions modernes, conçues pour encourager l’activité économique, en évitant le phénomène de taxation des taxes.

    On introduisit donc la TVA. Le Maroc était dans l’air du temps, un peu en avance même. Sauf que l’informatique balbutiait et qu’on a refusé à la Direction générale des impôts les effectifs nécessaires, en nombre et compétences. On démarra donc cahin-caha. Le destin fit un clin d’œil: la TVA fut promulguée un 1er avril et des commerçants firent grève une semaine ou deux contre cet impôt trop transparent qui vous fâche avec vos fournisseurs et vos clients.

    Mais les réformes conseillées, à juste titre, par le FMI ne rapportent pas tout de suite, surtout dans un pays où l’impôt n’est pas un acte de citoyenneté et qu’il manque des inspecteurs. On était en plein ajustement structurel. Il fallait de l’argent.  D’urgence, on inventa la «cotisation minimale», si facile à appliquer, en lui donnant ce parfum vertueux de petite épargne.

    Pourtant, en taxant les taxes déjà contenues dans le chiffre d’affaires, elle ressuscite l’ancien système. Elle est 100% contraire à la réforme. Elle rabote l’effort économique.  
    Mauvais signal pour les déclarants honnêtes. Quant aux autres, qui peut garantir qu’ils ne se sont pas multipliés?

     

     

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