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    L'Edito

    Contribuables

    Par L'Economiste| Edition N°:3348 Le 26/08/2010 | Partager

    C’est désormais un rituel. A chaque loi de Finances, c’est à celui qui tirera le mieux le drap de son côté. D’abord, les entreprises qui essayent de récupérer un espace de liberté fiscale. Le patronat garde espoir que l’Etat se déleste sans trop barguigner de quelques milliards de dirhams de recette fiscale dans l’intérêt de la compétitivité de l’économie. Ensuite, un gouvernement qui tentera de faire le moins de concessions possibles. Réduire les « niches fiscales » pour améliorer les rentrées d’impôt, contenir autant que faire se peut le déficit, avec pour cette année un argument de taille, un contexte rendu délicat par un environnement économique mouvant et un budget de l’Etat incertain. Mais les marges de manœuvres en matière d’optimisation des ressources sont-elles vraiment limitées?On le sait, des abus et dérives dans l’usage de l’argent public, il y en a. Mezouar a beau réfuter le terme rigueur, le rapport de la Cour des comptes reste éloquent sur ce qui est à accomplir en matière d’orthodoxie budgétaire! Au niveau central mais aussi communal où l’incapacité à évaluer l’impact des transferts financiers intracommunautaires, le potentiel de valeurs ajoutées des collectivités est flagrante. Il existe des gisements d’amélioration incontestables à l’échelon local avec des communes qui pourraient bien s’engager à financer par des économies de fonctionnement leurs dépenses d’investissement. Encore faut-il que ces maires, ces présidents de commune aient le courage politique de le faire. Dans ce contexte, l’idée qui fait son chemin chez les finances, à savoir s’intéresser de plus près aux «grands contribuables», semble déplacée. Il serait injuste de générer de nouvelles recettes en en faisant une vache à lait au simple prétexte que ces groupes gagnent de l’argent. Ils ne méritent pas d’être punis par un effet de taille ou d’être surtaxés.Mohamed Benabid

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