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    Par Nadia SALAH| Edition N°:5413 Le 17/12/2018 | Partager
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    Les Marocains se plaignent de plus en plus de l’insécurité foncière: ils ont raison, par corruption, complicité ou par incompétence, chacun peut perdre le bien durement acquis.

    Les pauvres et les classes moyennes s’en plaignent plus que les riches, car les premiers n’ont ni les relations, ni le savoir pour se défendre. Certes les adouls viennent suppléer. Mais si les tarifs sont attractifs, le principe de la preuve n’est pas tout à fait le même (sic!).

    D’où les risques importants de contentieux, bien heureux si le différend en reste au niveau d’un simple contentieux… Des mesures de sauvegarde sont en cours d’installation: on verra bien.

    En attendant,  et en dépit des urgences, le gouvernement vient de lancer un nouveau texte à polémique (lire article): la rémunération des actes notariés. Il est vrai que la baisse du marché, depuis dix ans, rend le domaine moins rémunérateur, alors que les vérifications doivent être renforcées du fait de l’insécurité.

    Comme les experts-comptables en leurs temps, ce sont les clients qui ont pris le pouvoir sur ces marchés. Or, ce déséquilibre engendre souvent la baisse de la qualité et de la fiabilité que tout le monde fustige. Curieusement, l’idée la plus répandue au Maroc, est que plus il y a de vendeurs qui se battent, mieux l’acheteur se porte.

    Ce n’est ni vrai ni faux, c’est de la naïveté. Qui par exemple soutiendrait  la construction de 2 ou 3 autoroutes  parallèles pour alimenter la concurrence sur les tickets? Le gaspillage serait colossal pour l’ensemble de la Nation.

    Sur cette affaire de tarifs notariés, il serait utile de redemander un avis au Conseil de la concurrence. On connaît tous le nouveau président, le Pr. Driss Guerraoui, par ses publications (notamment dans L’Economiste). Il n’y a pas grand risque à parier que son équipe et lui prendront le parti de moderniser l’esprit de la concurrence au Maroc. Ce ne sera pas du luxe.

     

     

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