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    L'Edito

    Chaos

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5406 Le 06/12/2018 | Partager
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    A Casablanca, il est alors 6h50 ce mercredi 5 décembre. Personne ne contestera l’heure. C’est celle actée par les caméras de surveillance dans l’accident qui impliquera une rame de tram et un semi-remorque.

    La scène, immortalisée par la vidéo et diffusée depuis hier sur le site internet de L’Economiste, est un must pour étudier la sociologie des usages de la route au Maroc.

    Et l’on y retrouve des choses hallucinantes et… presque tout.  Un piéton qui s’avance avec nonchalance alors que le tramway arrive, un taxi blanc qui sort d’on ne sait où et traverse à vive allure les rails. Un autre taxi, rouge, qui surgit pour prendre une direction quelconque et évite de justesse le fameux semi-remorque…

    L’accident est spectaculaire, mais ses dégâts, surtout matériels (ils auraient pu être beaucoup plus lourds à une heure de pointe), semblent moins dramatiques que celui, une demi-heure après, du bus scolaire qui a coûté la vie à une écolière de 5 ans.

    Il alimente cependant l’indignation générale. Indignation devant cette impossible cohabitation entre des ambitions légitimes et souhaitées de modernisation du transport public, du droit pour soi et pour ses proches à rouler safe face à des accidents aux déterminants exclusivement comportementaux. C’est ce qui exacerbe aujourd’hui l’émotion interprétative.

    Dès que les agents de police disparaissent, ou ne sont pas visibles, tout se passe comme si le chaos, les mœurs voyous sur les routes, reprenaient le dessus dans un monde sans repère, décérébré, sans foi ni loi.  Les biais de comportements ne relèvent pas toujours de fous au volant, ou d’inconscients à pied.

    Des semi-remorques aux tonnages monstrueux côtoient des véhicules légers au centre de la métropole alors qu’ils peuvent les réduire en bouillie, et ça ne choque personne à la mairie, ne suscite aucune réaction? Irresponsabilité? Que les lecteurs nous en excusent. Nous ne l’utiliserons pas cette fois-ci. Il n’est plus assez fort.

     

     

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