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    L'Edito

    Budget durable

    Par L'Economiste| Edition N°:3345 Le 23/08/2010 | Partager

    Durable. On trouve cet adjectif à toutes les sauces; parfois, c’est agaçant. Pourtant, il y a un domaine où il faudrait l’imposer manu militari et exiger qu’il s’y maintienne envers et contre tout. C’est le domaine budgétaire.En effet, le budget de l’Etat est sous haute menace de ne pas être durable, de ne pas être soutenable.Par exemple, l’enveloppe annuelle de la Caisse de compensation est aujourd’hui entièrement dépensée. Le gouvernement a déjà décidé d’une rallonge. Mais chacun aura remarqué que l’équipe de Abbas El Fassi s’est abstenue de dire quels autres budgets elle avait amputés pour poursuivre sa politique de subventions. Nul besoin d’être devin: ce sont les budgets d’équipement qui ont été coupés, parce qu’il n’y a aucune autre possibilité. Ainsi, les grands travaux sont les premières victimes de l’explosion des subventions sur les produits pétroliers (super, fuel, gaz butane et gasoil). On connaît l’importance de ces grands travaux comme mécanique d’entraînement économique et sociale. A cela il faut ajouter qu’ils provoquent un changement d’échelle pour le Maroc et qu’ils engendrent la mise à niveau des entreprises, des administrations et des villes qui s’y impliquent.S’y ajoute le problème sempiternel du faux message envoyé à l’économie nationale, message qui dit que les énergies fossiles sont préférables à toutes autres; ce qui évidemment est l’exact contraire de ce que souhaite promouvoir la politique d’énergies renouvelables.Mais il y a plus inquiétant.Les sommes aujourd’hui consacrées à subventionner les consommations d’hydrocarbures représentent un cinquième du budget et plus de 5% du PIB. Elles ne s’arrêteront pas là car le pétrole ne baissera jamais durablement. Certes avec un taux d’endettement remarquablement bas et un «Investment grade», l’Etat peut s’endetter davantage. Sauf que tout ceci sera perdu corps et biens si l’emprunt est destiné à consommer.Nadia SALAH

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