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    Par Nadia SALAH| Edition N°:5437 Le 23/01/2019 | Partager
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    On surveillera avec intérêt la fermeture de l’Agence pour le Développement social: Le chef de gouvernement aura-t-il assez d’autorité sur ses ministres et ses administrations pour réaliser une telle opération, dans un contexte où les protestations sociales fleurissent sur tous les sujets.

    Parmi la dizaine des fonds et centres identiques, l’ADS est jeune: vingt ans cette année. Ces géniteurs sont deux ministres importants de l’équipe El Youssoufi: Mohamed Bouzoubaâ et Khalid Alioua. Elle devait être le modèle de gestion en rationnalisant les interventions sociales publiques, dont les comptes devaient «être rendus publics».

    En réalité, il n’y eut pas de publicité des comptes, les interventions sont un fourre-tout, dont les seuls salaires coûtent 80 millions de DH par an aux contribuables (on ne sait pas si c’est avec ou sans les charges sociales).

    Il y avait, derrière ce projet, des fonds de la Banque mondiale, «pour des actions sociales». Nos hauts fonctionnaires avaient réussi  à décrocher 10 millions de dollars (100 millions de DH, ce qui était beaucoup d’argent à l’époque). Il ne fallait pas le rater et… faire plaisir aux cadres de la Banque, pour qui les succès du Maroc sont aussi des succès de carrière (ça ne mange pas de pain: pourquoi ne pas s’en inspirer pour la gestion de nos ressources humaines?).

    Et puis, on s’en souvient, il y avait aussi la nécessité pour l’USFP de marquer sa différence dans sa gestion du secteur public, cible de maintes critiques aussi virulentes que celles du PJD mais nettement plus sérieuses.
    Donc on promit tout. On ne fit pas grand-chose.

    Pourquoi? Quand on aura dit que c’est «un problème de gouvernance», on n’aura évidemment rien dit. Pire, on aura noyé le poisson pour éviter d’affronter le problème difficile: comment appliquer tous les jours les rapports de responsabilité et d’autorité, alors qu’on ignore ostensiblement l’ordre et néglige l’ambition.

     

     

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