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    Economie

    Zones industrielles: l'espace pour la décentralisation

    Par L'Economiste | Edition N°:4 Le 21/11/1991 | Partager

    Le séminaire national sur les zones d'activités économiques tenu du 13 au 15 Novembre, a été l'occasion de réitérer l'importance du développement de ces espaces sur le plan régional, ainsi que le rôle prépondérant des collectivités locales dans leur création et leur promotion.Les différentes étapes du séminaire ont permis aux participants d'exposer les difficultés rencontrées pour mener à bien le Programme National des zones d'activités économiques, et de définir quelques recommandations. En 1989, un Programme National de création de zones d'activités économiques a été lancé. Il s'inscrit dans le cadre du plan d'orientation pour le développement économique et social 1988 - 1992.

    La volonté de décentraliser les activités économiques et de les relancer, d'homogénéiser le paysage économique national par la participation de toutes les régions, et d'élargir le marché de l'emploi, a conduit à la création de nouveaux pôles d'attraction pour les investissements privés nationaux et étrangers.
    Ainsi la décision d'implanter et de promouvoir des zones d'activités économiques à travers le royaume est à l'origine d'un Programme National de création de zones d'activités économiques.
    La disponibilité de zones aménagées, équipées de moyens de communication, à la périphérie de centres urbains est un vecteur potentiel pour l'investissement d'entreprises nationales et étrangères désirant s'implanter ou étendre leur champs d'action.
    Les activités de ces zones concernent différents secteurs : industriel, commercial, artisanal, touristique et autres services. La répartition des activités économiques, étant encore inégale et déséquilibrée, les collectivités locales vont dynamiser leurs efforts afin de réaliser le programme conçu à cet effet.

    1028 zones, 600.000 emplois

    Le Programme National des zones d'activités économiques fait partie de la politique d'aménagement du territoire.
    Il vise la mise en place de 1028 zones d'activités économiques, d'une superficie totale de 34 000 ha.
    Le ministère de l'Intérieur a dressé l'inventaire des zones d'activités industrielles mises en place, en cours, à l'étude de faisabilité et en projet. Actuellement 97 zones sont opérationnelles, 103 sont en cours de réalisation, 242 font l'objet d'une étude de faisabilité et 586 sont au stade de projet.
    Les zones d'activités économiques aménagées en totalité ou en partie ont fait l'objet de 5262 projets d'investissement; 24% de ces projets sont opérationnels, 27% en cours de réalisation et 49% sont prévus. Le secteur industriel est en tête, suivi du secteur touristique, artisanal, commercial et services.
    A moyen et long terme, 600 000 emplois seront crées tous secteurs confondus.
    De plus, la réalisation des travaux générera 1.200 000 emplois occasionnels.
    La superficie des lots varie entre 500 et 5000 m2, le prix des terrains se situe entre 35 et 200 DH/m2 selon la zone à laquelle ils appartiennent.
    Dans les zones d'activités économiques opérationnelles, le taux d'attribution des locaux est évalué à 95% et le taux de valorisation à 50% (unités en fonctionnement ou en cours)
    La disponibilité de zones d'activités économiques est la possibilité de jouir d'espaces plus vastes pour les entreprises, d'optimiser les investissements publics en équipements dans un espace délimité, de lever les contraintes foncières (achat et équipement du terrain), de faciliter la réalisation des projets "jeunes" promoteurs.

    Les contraintes foncières

    Durant les rencontres, les collectivités locales ont fait part des contraintes qu'elles ont rencontré : administratives, juridiques et principalement foncières (acquisition et équipement des terrains).
    Quand leurs moyens ne sont pas suffisants (30% sur la T.V.A), les collectivités locales peuvent avoir recours à des partenaires.
    Hormis la Caisse de Dépôt et de Gestion, les banques, le Crédit Immobilier et Hôtelier, et d'autres privés peuvent participer au financement des zones.
    Lors des débats sur le financement, les participants ont formulé le désir d'un code des investissements qui ne soit pas modifié chaque année, et que la transparence règne quant aux critères du choix des investisseurs.
    La réalisation de la totalité du programme entraînera des investissements de l'ordre de 350 milliards de DH, dont 60 Milliards de DH pour les aménagements, sans compter le développement des régions défavorisées, le décongestionnement des villes, la fixation des populations et la création d'emplois.
    Avant Avril 1992, un programme d'aménagement doit être défini d'après les plans d'aménagement de zones d'activités économiques, par chaque commune, quelle que soit sa vocation, industrielle agricole, artisanale ...
    Les communes sont de plus en plus amenées à participer au développement économique et social de leur région. Le Maroc a été divisé en quatre régions pour la réalisation de ce programme. Les communes doivent acquérir les terrains, les aménager, les équiper (voiries, assainissement, eau, électricité et réseaux de télécommunications) et les promouvoir.

    Nadia El ASRI



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