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    Economie

    Voilà le PIB trimestriel, attention à l'agriculture

    Par L'Economiste | Edition N°:289 Le 17/07/1997 | Partager

    La Direction de la Statistique édite des comptes nationaux trimestriels. L'objectif est d'avoir une meilleure connaissance des mouvements conjoncturels. Le document propose une trimestrialisation de la croissance sectorielle.


    «Au cours du premier trimestre 1997, le PIB corrigé des variations saisonnières est de 30,796 milliards de DH. Le Maroc est le premier pays africain à trimestrialiser ses comptes nationaux», indique fièrement M. Toufiq Cherkaoui, directeur de
    la Statistique. Consciente de l'importance de l'information conjoncturelle, la Direction de la Statistique (DS) offre un instrument supplémentaire aux conjoncturistes. Les objectifs sont «évidents».

    Cycles végétatifs


    Jusqu'alors, pour apprécier la dynamique des mouvements économiques, deux types d'infor-mations étaient généralement utilisées. «La première consiste en une synthèse annuelle cohérente fournie par les comptes nationaux. Cette information est généralement longue à obtenir», explique M. Cherkaoui. La seconde information se présente sous forme de données conjoncturelles, rapidement disponibles, mais très partielles et d'apparence disparate.
    Cet ensemble d'informations ne donne cepen-dant pas d'in-dications sur l'évolution infra-annuelle des agrégats macro-économiques et par conséquent ne permet pas d'observer les cycles conjoncturels et d'en suivre les évolutions.
    Les comptes trimestriels apportent une réponse à ces préoccupations. Ils cherchent à fournir à un rythme infra-annuel une information complète, relativement détaillée et cohérente avec les comptes annuels, est-il indiqué. De plus, ces comptes sont corrigés des variations saisonnières et permettent ainsi de mettre en évidence les mouvements conjoncturels significatifs. «Les comptes trimestriels permettent de mieux suivre, mieux compren-dre et donc mieux prévoir les fluctuations conjoncturelles», font remarquer les cadres de la DS.

    Côté conte-nu, les comptes trimestrialisés révèlent une croissance de 1,6% au cours du premier tri-mestre en glissement annuel. En revanche, le PIB régresse de 6,1% en glissement trimestriel. Le gros problème posé par la tri-mestrialisation des comptes est le secteur agricole pour lequel l'analyse infra-annuelle et même annuelle n'est pas significative. Aussi la DS a-t-elle opéré des estimations annuelles réparties en cycles végétatifs. Bien que le procédé soit artificiel, il permet de ne pas fausser les données globales. La Direction a opté pour le calendrier des cultures comme indicateurs.
    Pour les autres secteurs, les indicateurs sont plus simples. Il s'agit, à titre d'exemple, pour les mines de la production des phosphates et autres mines et pour l'énergie du raffinage de pétrole, l'électricité et le charbon. Les industries de transformation se servent des indices de la production industrielle.
    Fait rassurant, la valeur ajoutée de ce secteur croît en volume de 4,1% en glissement annuel. Cette valeur ajoutée se chiffre à 5,5 milliards de DH. Le textile et cuir arrive en tête suivi de l'agro-alimentaire. La chimie et parachimie ne réalise pas de mauvaise performance avec plus d'un milliard de DH.
    Les bonnes performances du premier trimestre n'empêchent pas la DS de prévoir une baisse du PIB en termes réels de 2,5% à 123,1 milliards de DH en 1997.


    Trimestrialisation des comptes: Méthodologie


    La comptabilité trimestrielle est un modèle statistique qui permet d'évaluer à partir d'informations statistiques conjoncturelles les principales variables de la comptabilité nationale. Ce modèle consiste en l'estimation d'une relation entre l'agrégat et l'indicateur choisi au niveau annuel. Cette relation, trimestrialisée, permet alors d'évaluer les comptes trimestriels.
    Deux étapes sont nécessaires: «l'étalonnage» et «le calage». L'étalonnage permet d'établir une relation économétrique entre l'agrégat annuel et la statistique infra-annuelle. Le calage assure une égalité entre l'agrégat annuel et la somme des quatre trimestres obtenus. En effet, la variable trimestrielle n'est pas cohérente avec l'information annuelle initiale, car l'agrégation des quatre trimestres diffère du montant annuel. Cet écart correspond en fait au résidu annuel entre les quatre trimestres. Ce résidu, qui correspond à la partie de la variable annuelle non expliquée par l'information conjoncturelle, est réparti sur les différents trimestres par une procédure de lissage.

    L'analyse des indicateurs bruts est parfois peu aisée. Les indicateurs sont souvent caractérisés par des mouvements saisonniers. Cepen-dant, le conjoncturiste concentre son analyse sur les tendances récentes et les facteurs exceptionnels. Aussi est-il nécessaire de désaisonnaliser les indicateurs utilisés. Côté informa-tique, c'est le logiciel SAS qui a été retenu. L'ensemble des opérations nécessaires à la trimestrialisation de comptes peuvent en effet être réalisées à partir de ce logiciel.
    La trimestrialisation a porté sur le PIB en volume par secteurs d'activité. Les indicateurs choisis doivent être corrélés avec la grandeur à trimestrialiser et disponibles dans des délais raisonnables en périodicité trimestrielle.
    Cependant, la principale difficulté rencontrée, en plus d'une inexistence d'un grand choix concernant les indicateurs, est l'inadéquation de la méthodologie de trimestrialisation au niveau du secteur agricole.

    Source: Direction de la Statistique

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